Lyon : Lyon 3e : le centre de toutes les attentions

Charlotte Queniart Responsable d’agence Neowi Lyon 3e

Rue Voltaire, un T2 de 48 m2 avec 5 m2 de balcon au 2e étage sans ascenseur, avec un garage fermé et à rafraîchir est parti pour 260 000 €. Rue des Rancy, un T4 avec 2 chambres et un séjour double, refait à neuf au 3e étage, avec un ascenseur et un garage fermé, a été vendu 429 000 € en moins d’une semaine, comme le précédent.

04 78 05 78 09
c.queniart@neowi.com
66, rue Servient,,
69003 Lyon

Éric Gallay Directeur de Stéphane Plaza Immobilier Lyon 3e Saxe

Rue Mazenod, un 74 m2 dans un immeuble des années 1970 a été vendu pour 400 000 € parce que cet emplacement en centre-ville est très attractif. Rue de l’Abondance, un 78 m2 avec terrasse au 3e étage est parti pour 440 000 €.

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egallay@stephaneplazaimmobilier.com
102, avenue Maréchal-de-Saxe,
69003 Lyon

Lilian Baule Directeur et cogérant de L’Espace Immobilier Transaction

Un logement se vend s’il est rare et recherché. Dès qu’un produit est mis sur le marché dans le 3e, il reçoit aussitôt des demandes de visite du fait de l’effet de nouveauté. S’il n’est pas vendu tout de suite, c’est qu’il y a un problème de prix.

04 72 12 32 10
contact@lespaceimmobiliertransaction.com
36, rue Charles-Richard,
69003 Lyon

Riche de sa skyline, de son quartier d’affaires international de La Part-Dieu, mais aussi de sa Cité administrative, de la préfecture ou du « village Montchat », le 3e arrondissement est celui de tous les contrastes et de tous les records.

« Il faut que tout change pour que rien ne change », dit-on. Le changement est sans nul doute profondément inscrit dans l’ADN du 3e arrondissement : n’at- il pas vu, il y aura bientôt un demisiècle, émerger le fameux « Crayon » et l’ensemble moderniste de la Part-Dieu à l’emplacement de la caserne homonyme ? Ce même quartier, bénéficiant actuellement d’un vaste projet de rénovation urbaine s’étalant jusqu’à 2030, n’en finit pas de gagner en attractivité urbanistique et financière. Coeur économique et centre de gravité démographique de la ville, le 3e arrondissement en récolte les fruits : l’immobilier y est, année après année, particulièrement convoité.



Hausse des prix

Tous les spécialistes opèrent le même constat : « La dominante dans le 3e, c’est le déséquilibre entre la demande assez forte émanant de potentiels acquéreurs et le manque de produits disponibles à la vente », martèle Éric Gallay, directeur de Stéphane Plaza Immobilier Lyon 3e Saxe. « Ce marché a connu une forte évolution et a vu son prix au m2 s’envoler depuis 10 ans. Il demeure extrêmement sollicité et la tension se poursuit sur le 1er trimestre 2019 », confirme Charlotte Queniart, responsable de l’agence Neowi Lyon 3e.



Flux tendu

« Nous travaillons à flux tendu », abonde Lilian Baule, directeur et cogérant de L’Espace Immobilier Transaction. « Heureusement, cette médaille a un envers positif : dès qu’un propriétaire nous confie un mandat de vente – du T1 au T5, jusqu’à la maison, dans tout type de superficies – nous le vendons. À condition, bien sûr, qu’il soit au bon prix », explique Lilian Baule.



Propriétaires en stand-by

À quoi imputer ce déséquilibre entre l’offre et la demande ? « À une difficulté conjoncturelle à se projeter dans l’avenir de manière sereine », analyse Éric Gallay. « Même les personnes dont la situation est assurée à 5 ou 10 ans – comme les fonctionnaires – sont déstabilisées. Résultat : celles qui sont propriétaires restent dans leur logement, pendant que les clients en logique d’acquisition rongent leur frein. » D’autant qu’ils bénéficient de la capacité d’acheter et de l’accès aux crédits, toujours historiquement bas. Mais attention au trompe-l’oeil d’un budget important : les 500 000 euros de 2019 ne sont pas ceux de 2009 ! « Si les acquéreurs privilégient l’emplacement, ils auront du mal à trouver l’appartement tendance avec balcon, terrasse, garage… Il leur faudra baisser leur degré d’exigence », constate Éric Gallay.



Le conseil du pro

Toujours hautement coté, le quartier Préfecture a été la victime la plus notable de cette pénurie. Si un temps, certains acquéreurs potentiels ont été tentés de trouver leur perle rare entre particuliers, ils se sont depuis rabattus sur les agences afin d’être informés en priorité – et d’être accompagnés par des professionnels. Quant au village de Montchat, si son attractivité n’est plus celle des années 1990-2000, il a encore connu une inflation de 7 % l’an dernier.



A surveiller

Il reste toutefois des zones moins tendues ou en devenir. « La Villette, vers la rue Baraban (à proximité du tram), possède une mixité facilitant les transactions ; le quartier Sisley vers le 8e est apprécié par les familles ; et d’ici quelques années, le tronçon réaménagé de Garibaldi qui sera achevé aux abords du parc Blandan », énumère Éric Gallay. Le 3e change en effet peu à peu de physionomie en profondeur.



Plus-value à prévoir

CLes travaux en cours sur les axes Lafayette et Garibaldi, favorisant les modes de déplacement doux (vélo, trottinette, rollers…), ont-ils déjà eu une incidence sur les prix du secteur ? « Ni plus, ni moins que l’inflation car les riverains subissent encore les travaux », note Charlotte Queniart. « Mais ces quartiers étant prisés, ces transformations joueront en faveur des acquéreurs à terme : ils feront une plus-value d’ici 5 ans. Mais ce qui joue, c’est que Lyon ne cesse de gagner en habitants : tous les arrondissements, dont le 3e, gagnent mécaniquement en valeur », analyse-t-elle.


Posté le 27/06/2019 par Vincent Raymond

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