Grand Lyon : Ouest lyonnais et Monts d’Or : à la conquête d’un nouvel Ouest

Didier Journoud Gérant de l’Agence Immobilière du Grand Ouest

À Lentilly, avec 650 000€, on peut acquérir une très belle maison de 250 m2 entourée de 2 000 m2 de terrain et disposant d’une piscine.

06 03 03 73 09
didier.journoud@grandouest-immo.com
7, rue de la mairie,
69210 Lentilly

Luc Mettetal Gérant de Primmo Immobilier

Les prix ont tellement monté à Lyon intra-muros que les acquéreurs préfèrent se reporter sur la première couronne et sur l’ouest en particulier.

04 37 49 67 67
saintdidier@agence-primmo.com
40, av. de la République, Saint-Didier au Mont d’Or 88, RN6,
69380 Lissieu

Toujours apprécié pour sa verdoyante proximité et son élégante quiétude, le secteur des Monts d’Or est de plus en plus convoité dans un marché restreint. Peut-être faut-il regarder un peu plus à l’ouest…

Une fois encore, les prédictions formulées ces derniers mois par nos spécialistes se sont réalisées. La hausse constante des prix de l’immobilier dans la ville-centre de la métropole lyonnaise – et singulièrement dans ses beaux quartiers (Presqu’île, 6e, 3e Préfecture…) – a logiquement entraîné celle des communes de la périphérie marquant le pas depuis 2008.



Monts d'or

Notamment dans l’ouest et les Monts d’Or (Saint-Cyr, Saint- Didier…), traditionnellement dévolus à une clientèle plutôt aisée et aux résidences individuelles en général haut de gamme. Cette inflation a eu, entre autres, un effet correctif sur ce marché, remettant à niveau des biens de prestige (jolies propriétés avec piscine et terrain) qui s’échangeaient à des montants voisins d’un appartement d’exception au coeur de Lyon (850 000 euros contre 700 000 euros).



L’Ouest à la ligne

Si le marché reprend une tournure logique, il n’est pas apaisé pour autant. « Il demeure extrêmement tendu dans la première couronne lyonnaise », constate Luc Mettetal, gérant des agences Primmo Immobilier. « L’offre étant restreinte, les acquéreurs sont prêts à consentir un prix plus élevé à condition d’être plus proches de Lyon, d’être bien logés en bénéficiant de tous les avantages de la ville. C’est une évolution du mode de vie : ils sont beaucoup plus attentifs aux transports, à l’environnement immédiat des écoles. Ils ont intégré le fait qu’ils étaient obligés de se servir des transports en commun », détaille Luc Mettetal. De fait, il semblerait que le réseau métropolitain soit en phase de développement sur cette zone avec des lignes à haute capacité.



Vendeurs rois

Malgré tout, la tension complexifie les transactions. « Les biens étant rares, c’est un marché de vendeurs plus que d’acquéreurs », explique Didier Journoud, gérant de l’agence Immobilière du Grand Ouest. « Et puisqu’il y a une forte appétence pour les jolis produits, les vendeurs sont tentés d’entretenir la montée des prix. » Cette dynamique un peu artificielle a toutefois été freinée début 2019 par le changement de PLU et par des éléments conjoncturels : un possible effet gilets jaunes instillant une once d’incertitude dans les esprits.



Un PLUH qui en demande plus

Attendu pour les prochains mois, le nouveau PLUH (Plan local urbanisme et d’habitat) de la métropole de Lyon a mis en sommeil une fraction des transactions. « Certaines parcelles n’ont pas été mises en vente car ce PLUH venait contrarier les projets des vendeurs », a pu observer Luc Mettetal.



Implications financières

« D’autres attendent sa mise en place pour pouvoir commercialiser leur terrain. Par ailleurs, ce PLUH impose de nouvelles contraintes, notamment un CEV (Coefficient d’espaces verts) pouvant aller jusqu’à 90% dans beaucoup de zones de la métropole », explique Luc Mettetal. « Enfin, on compte plusieurs milliers de contestations par rapport au projet de PLUH. La métropole a un grand travail d’information à faire, les changements de PLU sont toujours délicats à mettre en place car ils ont des implications financières importantes pour les vendeurs de terrains et les entreprises du bâtiment », poursuit-il.



Le sacre de la deuxième couronne

Cette forte concurrence et la raréfaction des biens font le jeu des communes de la deuxième couronne de l’ouest, qui bénéficient de surcroît de l’arrivée de l’A89. « L’ouverture du dernier tronçon a changé beaucoup choses en termes de temps de trajet », se réjouit Didier Journoud. « Désormais, il est plus rapide de rouler de Lyon à Lentilly qu’à Charbonnières. C’est l’incitation que beaucoup attendaient pour franchir le pas. D’autant qu’une commune comme Lentilly est attractive : avec un collège, la desserte par le tram-train vers la gare Saint-Paul, des parkings, des commerces de proximité qui garantissent une vraie vie de village. » Des flux régulés, une vie sociale possible, des logements disponibles… On touche au paradis ? « Et comme nous sommes hors métropole, nous ne sommes pas concernés par le PLUH », ajoute malicieusement notre expert.


Posté le 29/05/2019 par Vincent Raymond

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