Bayeux : Les acheteurs reviennent en nombre à Bayeux

Laurent Malapel Gérant de Malapel Immo

Nous avons également de la demande pour les locaux professionnels et les terrains à bâtir. Il y en a en lotissement dans la périphérie proche mais peu hors lotissement, alors que ce sont les plus recherchés.

02 31 51 65 00
laurent.malapel@orange.fr
25, rue Saint-Patrice,
14400 Bayeux

Jean-Baptiste Adde Conseiller immobilier chez Adde Immobilier

Les prix ont tendance à monter depuis un an et demi. Nous constatons aussi une accélération de la vente des biens immobiliers.

02 31 92 02 41
adde.immo@orange.fr
12, rue Saint-Malo
14400 Bayeux

Après une année 2018 dynamique pour le marché immobilier bayeusain, 2019 démarre sur la même tendance. Les acquéreurs affluent en masse, si bien que l’offre commence à se réduire…

Dans un marché bayeusain où les acquéreurs se montrent de plus en plus nombreux, le mot d’ordre est à la réactivité. Les professionnels du secteur le confirment : la demande est soutenue et les délais de vente s’accélèrent, tout du moins pour les produits affichés au prix du marché. « Les biens les plus recherchés dans le centre-ville de Bayeux, que ce soit les maisons ou les appartements, peuvent partir dans les 24-48 heures », atteste Jean-Baptiste Adde, conseiller immobilier chez Adde Immobilier. Pour ce dernier, une solution s’impose : « la décision d’achat doit être prise très rapidement. Il faut se positionner le jour de la visite »



Pénurie des appartements en centreville

Parmi les logements qui manquent le plus, les appartements de centre-ville figurent en bonne place, notamment ceux qui offrent des prestations appréciées telles qu’un ascenseur et une facilité de stationnement. En effet, Bayeux a cette particularité d’être une ville qui n’a pas été détruite lors du débarquement. Par conséquent, les immeubles anciens sont nombreux dans l’hyper-centre et n’offrent pas les critères recherchés par une clientèle senior, désireuse de s’installer à proximité des commerces. « Nous faisons face à une véritable pénurie sur ce type de produit », confirme Laurent Malapel, gérant de l’agence Malapel. « Par conséquent, cela nous arrive d’orienter des seniors sur de la location en attendant de trouver un bien adapté », ajoute-t-il.



Maisons jusqu’à 350 000 euros

Les maisons individuelles font également partie des biens immobiliers les plus demandés. Là encore, le manque de produits disponibles se fait sentir. « Les demandes récurrentes sont les maisons avec 4 chambres à Bayeux et dans la première couronne, dans des budgets allant jusqu’à 350 000 euros. Nous en avons très peu en stock », souligne Jean-Baptiste Adde. Récemment, Adde Immobilier a tout de même vendu pour 350 000 euros une maison ancienne à Bayeux de 135 m² avec un beau terrain. Autre exemple : la vente d’un pavillon de plain-pied de 60 m² à 170 000 euros, dans le quartier pavillonnaire recherché du jardin botanique. « C’est un autre type de produit qui se vend bien », poursuit l’expert.



Impact sur les prix

FPlusieurs conséquences à ce manque de logements à la vente. Tout d’abord, si l’on est pressé, il faut accepter de faire des concessions. « Il faut soit consentir à s’éloigner du centre soit accepter de faire des travaux. Dans la proche périphérie, jusqu’à 2 à 3 km du centre-ville, il y a un peu plus de choix », souligne Laurent Malapel. Cette pénurie commence également à produire un effet sur les prix de vente. « Nous constatons un impact sur les prix de certaines catégories de biens. Ces derniers ont progressé, tous marchés confondus, de 3 à 6 % », estime le professionnel.



Des primo-accédants plus nombreux

Dans ce marché immobilier dynamique et à l’heure où les taux d’intérêt demeurent historiquement bas, les primo-accédants reviennent en masse. Si le centre-ville de Bayeux leur apparaît peu accessible pour une question de prix, ces candidats à une première acquisition jettent souvent leur dévolu sur la périphérie. « Avec un budget moyen de l’ordre de 200 000 euros, les recherches peuvent s’orienter vers des communes telles que Sommervieu ou Tour-en-Bessin. Le Molay-Littry et Balleroy sont également recherchées par les primoaccédants », indique Jean-Baptiste Adde.



Les investisseurs toujours présents

La forte demande en provenance des investisseurs – aux capacités financières très variables – explique aussi la bonne tenue du marché immobilier bayeusain. Et pour cause, la rentabilité demeure attractive. « Les recherches sont très variées, allant de la maison individuelle dans la grande périphérie de Bayeux, aux immeubles entiers », détaille Laurent Malapel. Son cabinet a vendu dernièrement un immeuble composé de commerces au rez-de-chaussée et 2 appartements à l’étage, pour 260 000 euros. « La rentabilité brute de ce produit ressort à 6,2 %. C’est un taux moyen aujourd’hui dans la ville », souligne le professionnel. De son côté, Adde Immobilier a constaté une recrudescence des « primo-investisseurs » dans sa clientèle. Ils recherchent des petites surfaces entre 50 000 et 80 000 euros. « Ces logements partent très vite, souvent sans même avoir recours à la publicité », indique le conseiller.


Posté le 29/04/2019 par Laurence Vallet

Autres articles Basse Normandie

Voir plus d'articles Basse Normandie