Bas-Rhin : Strasbourg se dessine des villages dans la ville

Hadrien de Brosses Directeur général de l’agence Le Palatin

Beaucoup de nos clients, qui s’attendent à trouver un extérieur, cherchent d’abord à Strasbourg puis se réorientent vers la périphérie ouest, de Mittelhausbergen à Wolfisheim en passant par Truchtersheim. Là, ils peuvent trouver une grande maison avec terrain.

03 88 44 22 22
hadrien@lepalatin.com
78, route du Polygone
67100 Strasbourg

Thierry Vellard Directeur commercial de la SAS 3B

Salles de fitness, terrasses partagées et placettes, on agrandit l’espace privé grâce à des lieux semi-privatifs où les gens peuvent se rencontrer. C’est un plus et une nouvelle façon de vivre.

03 88 66 44 01
t.vellard@sas-3b.net
138, avenue du Rhin,
67100 Strasbourg

Nicolas Weber Directeur des opérations chez GIPA Immobilier

Nous transformons en petits immeubles d’anciens corps de ferme, des maisons avec de grands jardins ou des terrains non bâtis, pour des résidents essentiellement, primo-accédants ou retraités, ayant un budget entre 3 200 et 3 500 € le m².

03 88 10 26 56
n.weber@gipa-immobilier.fr
1, rue Goethe,
67100 Strasbourg

Toujours très attractive malgré des prix en hausse, Strasbourg séduit les acheteurs, qui cherchent à investir les quartiers en devenir extérieurs à l’hyper-centre.

La capitale alsacienne, métropole d’envergure internationale, attire les acquéreurs grâce à son dynamisme et son cadre de vie. Sur ce marché globalement sain mais tendu, acheter un logement nécessite patience et réalisme.



Rareté

« Il y a une belle demande concernant les produits neufs haut de gamme, bien situés, avec de très grandes surfaces », observe Thierry Vellard, gérant de la société d’aménagement foncier et de promotion immobilière SAS 3B. Sur l’emplacement de l’ancienne clinique des Diaconesses, quartier Finkwiller, le promoteur s’apprête à livrer, fin 2019, dans le Clos du Haras, 90 logements luxueux, du F2 et F6. « Mais c’est une niche », concède l’expert. Un écrin à 5 650 euros le m², aux abords de la typique Petite France.



Densification

Dans la Grande-Île et à proximité immédiate, peu ou pas de terrains vacants. « Il n’y a rien à construire mais il y aura toujours des immeubles existants à rénover », note Nicolas Weber, responsable du groupe GIPA Immobilier (promotion et transaction). Hors de cette zone déjà très bâtie, les grues s’affairent, tentant de répondre à la demande, présente, pressante. Chaque année depuis 5 ans, 3 000 appartements sortent de terre, transformant l’espace disponible, et la physionomie de la ville.



Quartiers phare à l’est

On déplace peu à peu le centre », note Nicolas Weber. « L’idée de la municipalité, c’est de faire naître des villages dans la ville en se réappropriant les anciens sites industriels, puisque c’est là qu’il y a de la place aujourd’hui », confirme Thierry Vellard. À commencer par l’axe incontournable des Deux-Rives. Sur le site mythique de l’ancienne Coop, 129 logements du T1 au T5, en étages, avec balcon ou terrasse, doivent bientôt s’intégrer à un tout nouveau quartier incluant écoles, commerces, activités sociales et culturelles.



TVA 5,5 %

Pour ce projet en cours de commercialisation, baptisé l’Entre2Rives, « nous avons ciblé la résidence principale, avec un prix moyen de 3 350 à 3 650 euros le m² pour les grandes surfaces. Cela en fait actuellement un des quartiers les moins chers de Strasbourg », se félicite Thierry Vellard. La TVA réduite à 5,5 % peut aussi être appliquée à ce programme sous certaines conditions.



Large éventail de prix

Au nord et à l’ouest, des projets sont en cours à Cronenbourg, Koenigshoffen ou encore dans la convoitée Robertsau. Selon les secteurs, les prix oscillent entre 3 200 euros et plus de 4 000 euros le m², suivant un large éventail. « Ils augmentent chaque année » note Nicolas Weber. « Mais en ce moment, les gens continuent à acheter car les taux sont très bas et on peut désormais emprunter sur 30 ans », nuance-t-il.



Petite espaces

Dans la métropole, 70 % des acquéreurs sont des investisseurs, intéressés par les petits lots à défiscaliser. C’est aussi vrai dans l’ancien, un marché prospère soutenu par la location. « Plus c’est petit, plus c’est cher. Cela part à toute vitesse », confie Hadrien de Brosses, directeur de l’agence Le Palatin, qui a vendu, quai Kléber, un studio de 24 m² pour 124 000 euros. « Dans l’hyper-centre, le prix moyen flirte avec les 5 000 euros par m² dans l’ancien », confie-t-il.



Estimations difficiles

À Neudorf, quartier plus abordable mais en vogue, un produit bien situé se négocie entre 3 200 et 3 700 euros le m², « mais un même bien, à un an et demi d’écart, s’est vendu 12 % plus cher », signale Hadrien de Brosses. « Il est très difficile de faire des estimations aujourd’hui car certains logements se vendent à des prix déraisonnables, rareté oblige », prévient le spécialiste.



Micromarchés

Si les petites surfaces constituent l’essentiel du marché s t r a s b o u rg e o i s , d e t rès grands appartements, au-delà de 180 m², sont aussi disponibles à la vente dans certains quartiers, comme les Contades ou l’Orangerie. Avenue des Vosges, un 230 m² avec 5 chambres, au 2e étage sans ascenseur, s’est récemment négocié à 748 000 euros. « Entre les deux, autour de 140-150 m², il y a pénurie », note Hadrien de Brosses, qui tend à généraliser, pour les transactions longues ou complexes, le mandat de recherche.


Posté le 28/02/2019 par Clarisse Bargain

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