Bretagne : Vannes et Lorient, l’investissement locatif zen

1 000 €

C’est le prix au m2 qu’il faudra débourser pour un appartement à rafraîchir, en centre-ville de Lorient. à Vannes, le ticket d’entrée pour un secteur excentré se situe autour des 1 500 euros le m2.

à savoir

La location de courte durée prend de l’ampleur dans le coeur historique de Vannes, où beaucoup d’appartements sont à louer à la semaine ou à la nuitée. Cependant, face aux nuisances occasionnées, de nombreuses copropriétés interdisent cette pratique.

Dans les deux métropoles du Morbihan, l’acquisition d’un bien à destination de la location reste accessible. Attention toutefois au choix de l’emplacement.

Après avoir déserté un temps le marché immobilier, les investisseurs particuliers sont de retour à Vannes et Lorient. « Près d’un tiers de nos ventes sont réalisées dans le cadre d’un placement à but locatif », se félicite éric Turpin, responsable de l’agence Orpi Turpin Immobilier à Vannes. Les raisons de cet engouement ? Des taux d’intérêt bas, la volonté des actifs de préparer leur retraite et une demande locative très forte.



Petits prix à Lorient

Comme pour tout investissement, la rentabilité reste le critère principal à regarder pour l’acquéreur. Sur ce terrain, avantage à Lorient où le retour brut oscille en moyenne entre 6 et 8 %, contre une fourchette de 4 à 5 % pour sa rivale. Les prix à l’achat y sont plus attractifs qu’à Vannes, pour des loyers souvent comparables. à titre d’exemple, un F3 de 66 m² en centre-ville de Lorient est actuellement en vitrine dans l’agence Directim au prix de 67 410 euros, soit 90 000 euros après travaux et frais de notaire. « Pour un tel bien, le loyer couvrira pratiquement la mensualité d’emprunt, soit 580 euros sur la base d’un crédit total à 2 % sur 15 ans », précise Odile Albrieux, gérante de Directim.



Vannes, le choix de la raison

Dans la cité des Vénètes, il est conseillé d’éviter l’intra-muros et le port, prohibitifs. Des quartiers cotés mais excentrés comme La Madeleine, Palais des Arts ou Tohannic seront privilégiés. éric Turpin indique ainsi avoir vendu récemment un F2 à rénover de 34 m² à Palais des Arts pour 40 000 euros. « Même après travaux, ce prix permet une rentabilité très correcte, sur la base d’un loyer de 380 euros par mois », précise-t-il.



Les maisons convoitées

Dans les deux chefs-lieux du Morbihan, la demande des investisseurs recouvre les appartements comme les maisons, où l’offre locative est pauvre. « Nous avons vendu récemment une maison de 87 m² en bon état pour 175 000 euros. Un bail en colocation a immédiatement été signé », se félicite Christine Masson, négociatrice à l’agence 4 % Immobilier de Vannes. Principal avantage de la maison : les locataires restent en place plus longtemps.


Posté le 20/04/2017 par Aymeric Val

Autres articles Bretagne

Voir plus d'articles Bretagne