Le marché locatif : Investir dans l'ancien

Comme Compiègne, Senlis dispose de belles maisons anciennes mais dont les tarifs ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Même si l'acquisition immobilière est favorisée par des prix bas et des taux avantageux, par peur de l'avenir ou désir de mobilité, certains choisissent la location. Dans ces départements, les logements anciens et les programmes neufs sont au coude à coude.

Tendances.

L'Oise et l'Aisne continuent d'attirer une clientèle en provenance d'Île-de-France, voire de la capitale, qui vient y chercher un logement à un tarif raisonnable. Cela se vérifie d'autant pour les locations, et l'offre est riche et variée (du studio au cinq pièces, en passant par la maison). Cependant, les villes affichent de fortes disparités entre Compiègne ou Senlis, belles communes anciennes, Creil, Beauvais ou Saint-Quentin.

Dans ces secteurs, on note un très grand nombre de constructions neuves éligibles au dispositif Pinel. Face à cette concurrence, les propriétaires de logements anciens n'ont d'autre choix que de faire rénover leur bien, s'ils ne veulent pas revoir leur loyer à la baisse. C'est le cas, notamment, à Compiègne ou à Creil. Les investisseurs se positionnent sur les studios qu'ils peuvent facilement louer à une clientèle étudiante.

Dans le neuf, à Creil, un F1 affiché à 100 000 euros, se louera par la suite 10 euros/ m². Alors qu'un studio ancien, en centre-ville, de 50 000 à 70 000 euros permettra un rapport de 400 euros/mois. Aux acheteurs de faire le bon calcul. Les maisons demandent, elles, un plus gros budget. Ainsi, à Compiègne, 250 000 euros environ seront nécessaires pour un bien de plus de 100 m², en très bon état. Dommage, car la clientèle est là. Les familles qui s'installent après une mutation n'ont guère le temps d'acheter et commencent, souvent, leur parcours résidentiel par une location. Le loyer mensuel pour une belle maison familiale, selon les quartiers, varie de 1 100 à 2 000 euros. C'est l'une des villes les plus chères de la région. À Beauvais, Creil ou Saint-Quentin, les loyers sont deux fois moins élevés.



Le neuf concurrence l'ancien.

En 2016, si nous n'avons pas vraiment de baisse de volume dans les locations, nous constatons toujours une baisse de loyer lors des relocations, car le neuf fait concurrence à l'ancien. Il faut également ajouter le fait qu'il y a de nombreux logements sociaux sur le marché. Désormais, avec la nouvelle loi, les préavis de départ ne sont que d'un mois, c'est peu pour remettre le logement en état et faire l'annonce pour trouver un nouveau locataire. Cela crée, donc, des vacances supplémentaires. Cette baisse des loyers varie de 20 à 40 euros pour un loyer mensuel hors charges. Les locataires ont des budgets modestes et, à Creil, la demande est telle qu'elle ne justifie pas de louer à n'importe quel prix.
Véronique Boulanger, Responsable clientèle Sedei, Creil


Posté le 12/12/2016 par CORALIE LE VAN VAN

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