Les banques, principal acteur et frein du marché immobilier selon les Français

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Pour les Français, ce sont surtout les banques qui détiennent les rênes et bloquent le marché. Ils font confiance aux agents immobiliers pour les accompagner dans leurs projets. C’est ce que déclarent les 2012 personnes représentatives de la population lors d’un sondage Ipsos de juillet dernier. 
 
 

Les banques ont plus de pouvoir que le gouvernement

 
Avoir du pouvoir sur le marché de l’immobilier, pour 32 % des sondés, est la possibilité d’accroître le pouvoir d’achat des acheteurs ou locataires. Mais cela ne passe pas par le législateur, car ils ne sont que 15 % à penser que proposer des lois permet d’avoir ce pouvoir. Or, le point fort du gouvernement est qu’il est à l’initiative des lois, pour 49 % des Français. Mais à 54 %, ils lui reprochent d’être loin de la réalité du terrain. 
Effectivement, ils ne sont que 15 % à estimer que le gouvernement est l’acteur ayant le plus d’influence sur le marché, au même niveau que les agents immobiliers. Viennent ensuite les acheteurs (14 %) et les vendeurs (7 %). La première place revient aux banques, avec 49 %. Même les locataires (42 % de l’échantillon) placent les banques en première place, avec 50 % de répondants, afin de leur permettre « l’accès au logement » d’ordre général, contre 24 % pour le gouvernement. Notons que la question n’est pas l’accès à la propriété. Les acheteurs (33 % de l’échantillon) sont 63 % à penser qu’elles peuvent favoriser leur accession à la propriété, contre 18 % pour le gouvernement. 
 
 

Une plus grande confiance dans les agents immobiliers

 
57 % des Français déclarent que les agents immobiliers sont les mieux placés pour leur fournir des informations fiables sur le marché. 30 % les estiment les plus à même de défendre leurs intérêts. Pour 37 %, leur point fort est de guider et d’accompagner les clients dans leurs projets. Mais ils déplorent à 60 % le coût trop élevé de leurs honoraires. 
 
 

Débloquer le marché passe par les banques 

 
45 % des Français pensent que les banques sont l’acteur le plus à même de débloquer le marché, contre 34 % pour le gouvernement. Elles sont désignées comme le principal point faible des acheteurs car ils sont dépendants des banques pour acheter, pour 61 % des Français. Ils sont 54 % à penser que le point fort des banques est leur pouvoir de relancer le marché en accordant des prêts immobiliers. Ils estiment à 59 % qu’elles sont « de plus en plus exigeantes et sélectives dans l’attribution des crédits ». Et c’est la clé de la crise immobilière selon eux. A 32 %, ils estiment que la solution idéale pour débloquer le marché serait d’accorder plus de crédits. Ensuite arrivent à égalité (26 %) l’aide aux primo-accédants et la mise en œuvre d’une politique fiscale plus favorable.
 
En réalité, les banques souhaitent vendre leurs prêts et n’ont pas vraiment durci leurs conditions d’attribution ces derniers temps. Et les taux de crédit n’ont jamais été aussi bas. Cependant, depuis 2011, il est vrai qu’elles sont plus exigeantes concernant l’apport personnel, suite aux consignes de la Banque de France. Elles souhaitent toujours limiter leurs risques. 
 
 
Que les Français pensent que les banques sont le premier frein au marché de l’immobilier s’explique. En effet, elles sont l’interlocuteur auquel ils ont affaire dans leur quotidien. Ce sont elles qui sont en mesure de leur donner ou non la possibilité d’acheter. L’autre acteur de proximité, en qui ils ont confiance cette fois, sont les agents immobiliers. Les Français sont préoccupés par leur capacité de financement, et ne comptent pas vraiment sur l’Etat pour améliorer leur pouvoir d’achat. Selon eux, la solution serait plutôt d’ordre pécuniaire que politique.
 
Posté le 19/09/2014 par
Marché immoblier

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