Je vis à Paris mais j’ai besoin de l’Italie
C’est dans le cadre ensoleillé du Festival gastronomique de Mougins que la comédienne Carole Bouquet, présidente du jury pour l’élection du meilleur jeune sommelier s’est prêtée au jeu des questions. L’occasion d’évoquer sa résidence et son vignoble sicilien.
Carole Bouquet. Actuellement je vis dans le Marais, juste derrière le musée Picasso. J’aime beaucoup l’architecture de ce quartier avec ses immeubles du XVIe et XVIIe siècle.
C.B. Je suis une vraie citadine, mais j’ai besoin de l’Italie, du Sud, de ses odeurs culinaires, de l’ail, du basilic... J’aime les couleurs des marchés du midi, de ceux de la Sicile…
C.B. Ah, je pourrais oui ! J’aime les pays où poussent les oliviers. Même si Paris et ses marronniers ne me déplaisent pas, les oliviers ont quelque chose de rassurant à mes yeux.
C.B. Non, au départ je ne m’étais pas installée là pour faire du vin. Je suis juste tombée amoureuse d’une terre il y a quinze ans, sur l’île de Pantelleria, en Sicile, un endroit très particulier… J’y ai construit un chai en un an alors que j’ai parfois mis plus de dix ans pour obtenir l’autorisation de restaurer une pierre de l’endroit où je vis, une réserve, où je n’ai ni l’eau, ni l’électricité.
C.B. C’est un lieu où je vais quand je peux. Cette réserve de Pantelleria est la seule résidence que je possède à l’étranger, même si je n’en profite pas autant que je le voudrais. Mais je suis vraiment à l’aise là-bas. Au début, je louais des maisons. Puis je me suis décidée à acheter. D’abord un hectare, puis un et demi, puis deux... Pour arriver à 10 hectares de propriété. Ce qui est grand pour cette petite île. En revanche, je n’avais pas, a priori, l’intention de me lancer dans la viticulture. Mais finalement, ça a été ma manière de devenir italienne : produire quelque chose qui sorte de cette terre ! J’aurais pu produire des tomates, des orangers, mais j’ai réussi à faire du vin.
C.B. Cela fait dix ans maintenant. J’ai d’abord commencé à vendre le raisin, un Muscadet D’Alexandrie AOC, puis je suis allée le faire vinifier chez quelqu’un d’autre, une sous-traitance en quelque sorte. Mais la collaboration n’a pas marché parce que je n’avais pas le contrôle et ce n’était pas ce que j’attendais. Depuis 2005, je produis mon vin seule ; enfin à l’aide d’un vigneron et d’un œnologue. J’ai surtout remis les vignes en état qui avaient été abandonnées depuis parfois cinq, dix ou vingt ans. Je suis très fière de ce vignoble. Mon idée n’était pas de mettre simplement mon nom sur une bouteille, mais de proposer des produits de qualité.
C.B. En ce moment de moins en moins, car je dois vendre mon vin quand je ne suis pas en train de tourner ou de jouer au théâtre. Là, je suis à Mougins, mais je devrais être en train de répéter car je joue dans quelques jours au théâtre. Je suis allée à New York car le magazine Esquire a organisé une soirée pour les 50 meilleurs restaurants américains et que mon vin a été sélectionné pour être mis au dessert de ce dîner. Toutes ces activités me prennent beaucoup de temps.
C.B Il y en a trop ! Je ne peux vraiment pas tous les citer. Je ne peux pas vous faire une liste et vous en donner que deux ou trois. Ce serait faire du favoritisme. J’ai une liste conséquente, de gens que j’aime, complètement différents les un des autres, et comme ce sont devenus à travers les années des amis, je préfère ne pas faire de choix.
Où trouver le vin Sangue d'Oro de Carole Bouquet ?
rn Chez Lavinia à Paris. 183 boulevard de la Madeleine, 75001 Paris
rn 01 42 97 20 20
rn www.lavinia.fr
Au restaurant Pré Catelan
rn Résidence de la Lisière du Bois. Résidence de la Lisière du Bois, 75016 Paris
rn 01 44 14 41 14
théâtre de l’atelier Antonin Artaud,
Lettres à Génica.
1, place Charles-Dullin, 75018 Paris
01 46 06 49 24
Jusqu’au 6 novembre
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