Le jardin de ma maison, c’est mon paradis
C'est dans sa demeure de Châteaudun à une heure trente du tumulte parisien, que le défenseur de la bonne bouffe redevient le paisible amoureux du terroir qui cultive son jardin et écrit ses best sellers... Le prochain « Recevoir vos amis à petit prix » vient de sortir aux éditions Plon.
Jean-Pierre Coffe. Par amour... J'ai rencontré une dame qui vivait dans une petite maison et j'ai trouvé une demeure à côté de la sienne. À l'époque, l'Eure-et-Loire était beaucoup plus accessible que la Lorraine. Et puis, je n'y ai plus aucune attache.
J-P. C. C'est une vaste bâtisse en deux parties l'une du XVIIIe, l'autre du XIXe siècle. Elle n'a aucun charme, aucun caractère mais elle est entourée d'un immense jardin avec des tapis de perce-neige qui recouvrent le sol. Quand je l'ai vue, ce fut un vrai coup de foudre ! Pourtant le jardin était en ruine, le bâti ne représentait que de vieux murs en pierre, l'ensemble menaçait de s'écrouler et il n'y avait ni volets, ni eau, ni électricité. J'ai malgré tout été séduit par la possibilité de la restaurer en donnant par exemple aux pièces le volume que je voulais.
J-P. C. Effectivement. J'y habite depuis vingt-sept ans et cela fait vingt ans que cela dure. Ce n'est pas fini, j'ai encore une immense bibliothèque à faire construire...
J-P. C. Je suis un chineur invétéré, j'achète au coup de foudre. Je mélange les genres sans souci. Ce qui représente pour moi le goût et l'esthétisme. Je ne suis ni « Louis XV » ni « Empire »... Je pense que tous les styles peuvent s'accommoder. J'ai aussi un faible pour l'art contemporain sous toutes ses formes, tableaux, sculptures, objets insolites... J'aime bien aussi aider de jeunes artistes mais sans aucune arrière-pensée de profit ou de spéculation.
J-P. C. Bien sûr ! Actuellement, c'est l'excitation, les jacinthes, les tulipes, les narcisses ne vont pas tarder à sortir.
J-P. C. C'est mon paradis : un havre de paix, du plaisir... Quand je broie du noir, je prends chapeau et sécateur, et je m'enfonce dans les végétaux...
J-P. C. Un petit amphithéâtre dans le jardin. Quand je suis venu visiter cette maison, j'étais avec Jean Carmet. Il m'a dit : « c'est une folie de l'acheter mais si tu le fais, c'est là que tu viendras boire des coups de blanc »... Il avait raison !
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