Cet arrondissement aux multiples facettes est l'un des plus populaires et des plus courus de la capitale. Branché côté Montparnasse, romantique côté Montsouris, il séduit toujours familles et investisseurs. Très convoités, Alésia, Montsouris et Denfert-Rochereau voient leurs prix flamber, la palme revenant au quartier Montparnasse.
Le XIVe est l'un des plus grands arrondissements de Paris avec, pour corollaire, une disparité de biens et de prix. Nous sommes sur un maillage Nord-Sud, avec, aux portes du xive, des logements encore populaires, aux prix relativement faibles par rapport à la moyenne parisienne, aux alentours de 7 000 euros/m². Plus on monte vers le centre de Paris, plus ils augmentent. Nous avons une mosaïque de secteurs ayant chacun leurs spécificités, notamment le quartier Montsouris qui, grâce à son parc, arbore maisons et résidences haut de gamme, ou encore Daguerre et sa rue commerçante.
Mixité architecturale
Nous avons la chance d'avoir tous types de bâtis, des constructions très récentes aux immeubles 1900. Nous avons aussi, et c'est plus rare, des ateliers à Montparnasse et à la Tombe-Issoire, des maisons de ville et des lofts à Alésia, Didot, Boulard ou Adrienne. De fait, nous retrouvons la clientèle typique parisienne avec des classes moyennes sur les secteurs les moins chers, et des CSP++ et des investisseurs sur les quartiers les plus haut de gamme comme Montparnasse.
Thierry Noal, gérant des agences STI Montparnasse et Duvernet, Paris XIVe
La demande est toujours soutenue, mais l'offre pas toujours à la hauteur, que ce soit en volume ou en niveau de prix. Le XIVe reste familial et recherché aussi bien par des familles que par des étudiants, voire des dirigeants de société. Il y a plusieurs XIVe, le plus convoité, de Denfert-Rochereau à la limite du VIIe, et le moins reconnu, autour des boulevards des Maréchaux, tant à la location qu'à la vente, malgré la plus-value amenée par le tramway.
À la hausse
Les acquéreurs recherchent plutôt du côté des rues d'Alésia, Didot ou Daguerre, commerçantes et animées, sans oublier Montparnasse qui, avec Denfert-Rochereau, est le secteur le plus cher. Un studio se loue entre 550 et 700 euros par mois, un T2 jusqu'à 1 100 euros maximum charges comprises. En vente, un studio s'affiche entre 150 000 et 200 000 euros, un T2 entre 250 000 et 320 000 euros et un T3 de 60 à 70 m² entre 550 000 et 600 000 euros. Le prix moyen du m² avoisine les 8 500 euros pour un bien en bon état, mais les acheteurs rechignent à accepter les prix un peu surévalués demandés par les propriétaires.
Yann Besnard, responsable négociations, locations et transactions de l'agence Cric Balzano, Paris XIVe
PERSPECTIVES Rien de bien neuf Le XIVe compte peu de programmes neufs, et ils partent vite. Ainsi, l'opération Sogeprom de 75 logements rue Lecuirot, livrable en juin 2013, « est déjà entièrement vendue à un prix moyen de 9 509 euros/m² », annonce le Crédit Foncier. Mais quelques perspectives se profilent encore, comme le réaménagement de Broussais sur quelque cinq hectares : il prévoit un équipement culturel avec salle d'exposition, 300 logements (dont 40 en accession) et un EHPAD de 112 lits. |
- autres SUR LE TERRAIN
8 070
C'est, en euros et au m², le prix médian d'un logement ancien dans le secteur Plaisance, le plus abordable du XIVe arrondissement. Il faut compter 9 470 euros/m² à Montparnasse.
Notaires de France - Perval, juin 2011