Un loft, un appartement avec terrasse, une maison avec jardin… Des espaces différents, rares et uniques.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Des surfaces aménageables en volume avec grande hauteur sous plafond, lumière zénithale au travers de verrière, appartements anciens ou récents avec belles terrasses, filantes autour de l’appartement ou en prolongement d’un séjour, pas de vis-à-vis et exposition sud… Le rêve d’une qualité de vie dans un logement parisien où l’on habite tous les jours et qui peut parfois remiser l’envie d’avoir une résidence secondaire. L’offre reste néanmoins restreinte pour les biens qui n’ont encore subi aucune transformation. Mais elle demeure aussi étroite pour les biens de seconde main. Les prix ne rentrent pas dans des moyennes, mais obéissent à des critères d’espace, de lumière, d’orientation, de vis-à-vis, d’environnement, de travaux à effectuer…
Les espaces différents du schéma classique attirent toujours autant, et des clients de plus en plus jeunes. Chacun veut s’approprier un lieu qu’il veut organiser et décorer à sa façon. Cet achat plaisir a certes été atteint par la crise, les vendeurs restant campés dans leurs biens d’exception. Mais désormais, les vendeurs sortent du bois et mettent leurs biens sur le marché pour, à leur tour, investir un autre lieu. Dans Paris intra-muros, la fourchette des prix s‘est resserrée, de nombreux biens du centre de la capitale et des arrondissements de l’est ayant déjà subi une première réhabilitation. Il n’y a donc plus de grand écart entre ces divers quartiers. Dans le quartier de La Madeleine, par exemple, un bien de 128 m2 avec verrière est parti à 950 000 € et à Nation, dans le 20e, un loft de 92 m2 avec 5 m de hauteur sous plafond et terrasse a été enlevé à 750 000 €. Reste que le prix du bien est déterminé en fonction de sa potentialité et de son environnement.
Ce marché très spécifique des biens avec terrasses ou jardins a subi une baisse d’activité, vendeurs comme acheteurs repoussant tout mouvement en attendant une meilleure visibilité. Mais les prix n’ont pas été touchés sous réserve que les vendeurs ne mettent pas trop d’affect dans l’élaboration de la valeur du bien, ce que nous nous efforçons de corriger. Ce micromarché reste souvent l’apanage d’épicuriens. Celui qui a goûté au privilège d’une terrasse ou d’un jardin dans Paris n’en démord plus, quitte à parfois rogner sur la surface habitable. Côté prix, chaque bien a sa spécificité et donc son prix. Il est impossible d’appliquer un barème systématique de pondération sur une terrasse : tout dépend de la vue, d’un vis-à-vis ou non, de son accessibilité... Si elle est de plain-pied, sur une bonne partie de l’appartement, elle a plus de valeur qu’une terrasse accessible par la salle de bains... ça peut arriver ! Rue de Vouillé, un 128 m2 avec 58 m2 de terrasse exposée au sud s’est vendu 1 197 000 €. Rue Saint Maur, un 124 m2 avec 3 terrasses dont une de toit de 90 m2 s’est vendu à 1 200 000 €.
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