La ville la plus célèbre des Hauts-de-Seine a la cote. La demande est forte et les prix suivent parfois l’engouement.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Neuilly ne connaît plus la crise. Dans cette commune résidentielle, la pierre reste une valeur refuge forte et les prix commencent même à s'orienter légèrement à la hausse sur les biens irréprochables. Cependant, le marché neuilléen ne se résume pas aux immeubles de l'avenue Maurice Barrès donnant sur le bois ou aux hôtels particuliers du quartier Saint-James dont les valeurs peuvent atteindre des sommets. On peut vouloir habiter la ville en se logeant à prix plus abordables : à partir de 7 000 € du m2, dans des résidences moins cossues et situées dans des emplacements moins privilégiés.
Le marché affiche une belle activité, la demande est forte et motivée sur les divers micromarchés. Les prix se stabilisent. Mais on dénote une légère remontée des valeurs, justement due au retour de la demande. Excepté pour les biens avec défaut, bruyants comme l'avenue Charles-de-Gaulle ou loin des commodités, pour lesquels les vendeurs fixent la barre trop haute et doivent, au final, abaisser leurs prétentions. La recherche porte aussi bien sur les petites surfaces que sur les appartements familiaux. Nous avons des difficultés cependant à présenter de très grandes surfaces dans la mesure où il y a très peu de roulement sur ces biens. Les prix démarrent autour de 7 000 €/m2 sur l'avenue de Gaulle ou le boulevard Bineau pour osciller à 8 500/9 500 € côté Inkerman. Sur ce boulevard, un 176 m2 avec 4 chambres mais de gros travaux vient de partir à 1 470 000 €. Près du bois, les prix dépassent les 11 000 € au m2.
Neuilly est une commune résidentielle qui offre un cadre de vie exceptionnel et privilégié. Ceux qui y vivent ne veulent pas en partir, nous manquons donc de produits face à la demande grandissante. Aucun produit n'échappe à cette rareté, que ce soit l'hôtel particulier, l'appartement familial ou le 2-pièces. Dans ce contexte, les prix restent élevés et affichent une légère poussée. La fourchette reste large, du simple au double, de 7 000 à 14 000 €/m2. Les premiers prix correspondent à des biens loin des commodités, en étage peu élevé ou dans un secteur bruyant comme ce 94 m2 près des quais vendu à 760 000 €. Sur les belles artères, les prix tournent autour de 10 000 €/m2. Avenue Victor-Hugo, par exemple, nous venons de vendre un appartement de 150 m2 pour 1 300 000 €. Sur les boulevards Maurice-Barrès, Sablons ou Cdt Charcot, il faut compter entre 11 000 et 12 500 €/m2. Mais un dernier étage avec terrasse face bois peut atteindre les 15 000 € du m2, et un rez-de-chaussée frôler seulement les 10 000 € comme ce 80 m2 parti à 790 000 €.
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