Essentiellement secondaire, le marché de ce secteur, qui n’a pas retrouvé sa vitesse de croisière, attire les secondo-accédants.

Deux EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
La station balnéaire de Carnac et le port de plaisance de la Trinité-sur-Mer sont parmi les spots les plus cotés de la côte atlantique. Le littoral carnacois est resté préservé, entre plages, dunes et nature. Et la Trinité-sur-Mer, un des plus importants ports de plaisance de Bretagne, attire les régatiers de toute l’Europe. Dominée à 70% par le marché de la résidence secondaire, cette région du sud Bretagne affiche les plus hauts prix du littoral morbihannais : les notaires du département ont relevé, pour 2009, le prix moyen d’une maison à Carnac : 423 100 €. Un budget qui incite à la réflexion. Vendeurs et acheteurs prennent donc le temps d’observer un marché qui vit au rythme de la Bourse… et de la météo !

«En 2009, le volume des ventes à Carnac a été faible, mais en 2010, nous avons retrouvé des acquéreurs pour des budgets supérieurs à 500 000 €. En règle générale, ils sont très exigeants : ils ont le choix, et les maisons doivent être parfaites, sans travaux, avec une chambre et une salle de bains au rez-de-chaussée. Les négociations sont difficiles et durent entre un et deux mois : les acheteurs ont la main… mais les vendeurs ont encore du mal à admettre la réalité du marché. La baisse des prix a permis le retour des acheteurs pour du principal, en 2e ou 3e acquisition, ou du secondaire qui deviendra principal à court terme. Nous avons peu de demandes pour des appartements, au profit de petites maisons, entre 200 000 et 300 000 €. Aujourd’hui, les gens qui prospectent ont un projet d’acquisition bien préparé, et ils peuvent se décider très vite… mais ils sont peu nombreux ! »
«Tout ce qui est entre 400 000, 600 000 € et plus ne se vend pas si le bien n’est pas au prix du marché. Ce n’est plus le vendeur qui décide mais l’acheteur qui veut le prix réel. Il y a plus de produits à vendre, plus de choix, et les futurs acheteurs réfléchissent plus longtemps : la résidence secondaire n’est pas une nécessité ! À Carnac, la maison individuelle est très demandée. À La Trinité, les appartements se vendent entre 3 500 et 6 000 €/m2, quand ils sont récents et avec vue sur le port. Nous travaillons à 60% pour du secondaire, souvent des seniors qui souhaitent en faire profiter leurs enfants et petits-enfants. Une clientèle qui n’est pas locale et qui vient du nord de la France, de la région parisienne, de Rennes ou de Nantes. 40% de notre clientèle est intéressée par du principal, avec un budget moyen de 300 000 € qui les emmène plutôt vers Auray. »
ÉRIC MALLET, Mallet Immobilier.
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