Les acquéreurs reviennent, séduits par ce secteur proche du centre-ville, qui devient autant recherché que le plateau nord.

deux EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
De Bonsecours à Franqueville-Saint-Pierre, en passant par le Mesnil-Mesnard, le plateau est de Rouen a connu une expansion vertigineuse ces vingt dernières années. Résidences et maisons individuelles se sont multipliées, en particulier sur ces trois communes très demandées. Entre la Seine, les zones vertes du Bois Bagnères et du Val aux Daims, à quelques minutes seulement du centre rouennais, le plateau est attire de plus en plus d’acquéreurs traditionnellement séduits par le plateau nord. Quant aux communes de Boos et d’Amfreville-la-Mi-Voie, elles sont, elles aussi, en plein développement : travaux d’embellissement et programmes neufs pourraient bien séduire les jeunes primo-accédants de la périphérie rouennaise.

«Nous sommes sur un plateau familial qui séduit, et nous avions noté un intérêt sensible des acheteurs depuis le mois de juin. Le marché concerne essentiellement des maisons individuelles qui intéressent aussi des acheteurs du plateau nord. La négociation est toujours là, mais plus faible, car les prix de vente sont plus cohérents, et le marché est équilibré, entre l’offre et la demande. Sept clients sur dix recherchent une maison avec 4 chambres et peu de travaux, pour un budget de 300 000 €. Les primo-accédants vont plutôt vers Amfreville-la-Mi-Joie, où ils peuvent trouver une charmante petite maison de ville ancienne datant de la fin du XIXe siècle autour de 140 000 €, ou encore une maison plus récente, en lotissement. La clientèle haut de gamme (entre 500 000 et 600 000 €) est dynamique, avec des exigences accrues. La fourchette 250 000 - 300 000 € est la plus tendue, ce qui est paradoxal quand on observe la demande pour des maisons avec 3 chambres. »
«Aujourd’hui, la baisse des taux aide les acheteurs : un des plus importants facteurs de relance du marché, avec le retour des valeurs plus justes. Nous sommes revenus aux bases de 2007. Nous avons une meilleure adéquation entre les ventes et les achats, et les vendeurs acceptent plus facilement de se mettre au prix du marché. Notre rôle est de les convaincre ! Notre première demande concerne les T2-T3 récents : des acheteurs qui ont vieilli, revendu leur maison, et souhaitent plus de confort, avec ascenseurs et commerces de proximité, pour un budget qui va de 130 000 à 220 000 € pour un 60-70m2 avec parking. Ensuite, les maisons des années 90, appréciées pour la proximité des commerces, des écoles et des infrastructures sportives varient entre 230 000 et 350 000 €, selon la superficie. Des prix qui rejoignent aujourd’hui ceux du plateau nord. »
ÉRIC VILLARD, Cabinet Leroux, Bonsecours.
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