Étroitement lié à l’activité économique de la région, le marché a bien rebondi et conserve des prix stables.

DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Ville étroitement liée à l'activité aéroportuaire et aux grandes industries, Mérignac est la deuxième grande ville de Gironde. Son marché immobilier est axé sur les grands volumes. Si le premier trimestre 2009 a été assez difficile comme partout ailleurs, la Fnaim souligne que près de 85 % du chiffre d'affaires des agences a été réalisé à partir du mois d'août et que le second semestre a sauvé l'année. Ce marché spécifique, dont les prix sont restés stables est, en ce début 2010, un peu attentiste. Les perspectives économiques ont un impact sur le nombre des transactions qui a baissé entre 10 et 20 % par rapport à 2007. Cependant, Mérignac reste une ville résidentielle en expansion particulièrement attractive avec des quartiers recherchés (quartier du stade du Jard, parc Féau), de nombreux espaces verts, et le tram qui la relie à Bordeaux.

Installés à Mérignac depuis plus de cinquante ans, nous avons constaté à partir de 2008 une évolution dans le comportement des acteurs du marché. Aujourd'hui, le neuf prend très nettement le pas sur l'ancien avec la clientèle des investisseurs ou des primo-accédants qui préfère acheter dans l'ultra centre des produits très récents. Ainsi, depuis trois ans, on voit baisser les prix des constructions situées en périphérie ou en centre-ville de la fin des années 1960-1970, avec un prix moyen du m2 entre 1 800 et 2 300 €. Ainsi un T2 de 58 m2 à relooker, situé dans une résidence du centre-ville, s'est vendu à 115 000 € alors que le tram passe devant ; et un T3 en parfait état de 65 m2 a été cédé à 145 000 €. Toujours dans le même quartier, le prix d'un appartement ultra neuf pourra atteindre 4 500 €/m2 avec parking, ascenseur et nouvelles normes énergétiques.
Depuis le dernier trimestre 2009, les ventes ont repris par vagues. Les primo-accédants ont été les premiers avec des budgets entre 150 000 et 200 000 €. En deux semaines, à la fin de l'année dernière, nous avons vendu un appartement ancien type T3 dans le centre de Mérignac à 122 000 €, un prix juste au-dessous du marché. Cette clientèle qui avait retardé ses achats, est aujourd'hui resolvabilisée grâce aux baisses des taux d'intérêt et des prix de 10 à 15%. Depuis le mois de janvier, on voit revenir la clientèle des secondes accessions avec un budget de l'ordre de 350 000/400 000 €. Les demandes ne cessent d'augmenter, principalement sur des biens intra rocade situés entre Bordeaux et Pessac où le m2 se négocie autour de 2 400 €. Cette clientèle exigeante veut être accompagnée dans toute sa démarche. À nous de devenir des « chasseurs d'appartements » avec des mandats de recherche. L'avenir de la profession repose dans cette évolution de notre métier.
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