Les primo-accédants sont de retour, et le marché immobilier est à l’image de sa ville, en perpétuel renouvellement.

DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Quatrième ville de Bretagne, Lorient est au cœur du pays éponyme : 19 communes et plus de 180 000 habitants ! Une agglomération à la fois tournée vers la mer et la campagne. La construction récente du pont qui enjambe le Scorff fluidifie les échanges, déjà facilités par le réseau des transports en commun. Si le rétro littoral a été préservé, il ne reste en centre-ville, que quelques vestiges de l'époque de la Compagnie des Indes. Lorient est un bel exemple de reconstruction d'après-guerre. Petits immeubles et maisons individuelles en témoignent. Traditionnellement tournée vers la mer et les îles du Morbihan, la ville embellit d'année en année. Dynamisme économique et cadre de vie agréable... Lorient est séduisante !
Nous avons eu une bonne fin d'année, et 2010 débute bien. Nous travaillons beaucoup avec des primo-accédants, souvent jeunes. Leur demande ? Une petite maison, avec un petit jardin ou un T2/T3, proches du centre. Lorient est une ville reconstruite, où il y a autant de petits immeubles de 3 étages sans ascenseur que de maisons d'après-guerre, souvent mitoyennes, avec les pièces de vie à l'étage. Les budgets sont assez modestes, de 90 000 à 150 000 €. Les investisseurs sont intéressés par la rentabilité de la location, et recherchent des petits appartements ou des studios qui ont le meilleur rapport qualité-prix. Les quartiers proches du centre ou de la mer sont les plus demandés. Nous avons peu d'acquéreurs pour les biens plus coûteux, alors qu'il y a une belle offre de maisons au-delà de 250 000/300 000 €. En règle générale, les acheteurs potentiels sont très hésitants.

Nous avons connu une période de resserrement très brutale, entre juillet 2008 et juin 2009 : les prix et le nombre de transactions ont baissé, tous secteurs confondus : mer, ville et campagne. Les acquéreurs sont revenus depuis l'été 2009, en particulier les primo-accédants qui étaient exclus du marché entre 2006 et 2008. Les investisseurs privés visent les petits biens, inférieurs à 100 000 €. En 2010, nous voyons une autre génération de clients : ceux qui ont réalisé une vente, à Rennes ou à Paris, et qui reviennent s'installer dans la région, une fois retraités. Certains ont de gros budgets, au-delà de 300 000 €, pour le secteur côtier. Les clients reviennent pour quatre raisons : l'offre est abondante, les prix ont baissé, les taux d'intérêt sont attractifs et le montant des loyers reste important. Toutes les conditions sont réunies pour relancer le marché.
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