La sortie de crise se précise mais reste subordonnée aux prix : les vendeurs doivent s’aligner sur ceux du marché.

DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Située à 11 kilomètres du centre de Bordeaux, Blanquefort a vu sa population passer de 6 000 habitants en 1982 à près de 14 000 aujourd'hui. Une croissance rapide caractérisée par une population jeune : 27% a moins de 20 ans, 60% de la population est âgée de 20 à 59 ans et seulement 14% a plus de 60 ans. Ce « Petit Bordeaux » attire les couples à revenus moyens avec ados ou enfants en bas âge ainsi que des primo-accédants désireux de s'installer dans l'une des cinq résidences de la ville. Avec un centre-ville très dynamique, d'immenses espaces verts, des transports en commun multiples et une nouvelle ligne de tram en 2013 pour relier la gare à la place des Quinconces, Blanquefort est une ville pavillonnaire particulièrement attractive.

L'année 2009 a été dure pour tout le monde. C'est au cours du dernier trimestre que le marché s'est relevé avec le retour des acheteurs et des prix de vente en baisse : de -6 à -7% pour les maisons anciennes et entre -5 et -6 % pour les appartements. Aujourd'hui, une maison d'une quinzaine d'années de 90 m, non mitoyenne avec 500 m de jardin se vend autour de 220 000 €. Les pavillons des années 80 se négocient entre 230 et 240 000 € et les plus récents (moins de 10 ans) peuvent atteindre 270 000 €. Les acheteurs sont nettement plus avertis. Ils prennent le temps de visiter, de comparer, connaissent les prix, savent parfaitement ce qu'ils veulent en fonction de leur budget. Ainsi une maison mise en vente fin décembre 2008 à 320 000 € n'a trouvé preneur qu'en décembre 2009 à 240 000 € : le temps pour le propriétaire de se raisonner et de coller aux prix du marché. Ce n'est qu'à cette condition que vendeurs et acheteurs (re)trouveront un terrain d'entente.

Alors que les mois de septembre et octobre avaient été plutôt bons, l'activité s'est freinée ensuite. Le début d'année reste timide. Il faut faire correspondre les budgets des acheteurs avec les prix demandés par les vendeurs. Cette équation est LA difficulté actuelle. Les propriétaires n'arrivent pas toujours à intégrer qu'ils doivent absolument revoir leur prix face à des acheteurs très exigeants. La négociation est au cœur des transactions, et il n'est pas rare qu'elle conduise à une baisse de -10 à -15 % du prix de vente. Aujourd'hui, la majorité des transactions porte sur le centre-ville, autour de l'église et tout proche des transports en commun ou encore sur l'agréable lieu-dit du Caychac, là où les maisons avec 3 chambres et jardin sont proposées entre 230 000 et 240 000 € en moyenne. Mais les budgets restent souvent inférieurs. C'est pourquoi 2010 risque d'être une année calme, à moins que les vendeurs ne se décident à être à l'écoute des propositions.
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