Un marché qui se relance progressivement grâce à la correction des prix et à l’arrivée de nouveaux produits.

TROIS EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
En volume, le marché bayonnais a connu une amorce de reprise au cours des mois de l'été 2009, avant de retomber à partir de septembre à son niveau de 2008. Depuis la fin décembre 2009, il semble qu'il y ait un redémarrage. Des affaires se font à nouveau principalement avec tous ceux qui se retrouvent dans la nécessité de vendre ou d'acheter. Mais aussi grâce aux banques qui acceptent à nouveau de prêter de l'argent. La situation semble donc se dégripper ; cependant on reste loin de l'euphorie même si dans le neuf, la reconduction de la loi Scellier pour 2010 devrait permettre à l'investissement de défiscalisation de passer le cap de la crise. Aujourd'hui, davantage que les quartiers, ce sont les bons produits qui font la différence. Seuls les biens de qualité et dont les prix ont été corrigés peuvent conduire à une transaction : dans le Grand Bayonne, un 40 m en bon état proposé à 96 000 € a été vendu en moins d'un mois, alors que proposé à 125 000 € depuis un an, il n'avait pas trouvé d'acquéreur. Les vendeurs doivent intégrer la baisse de 10 % des prix (source Fnaim) ainsi qu'une durée de transaction aujourd'hui portée à quatre mois en moyenne (contre deux mois et demi avant la crise). Une durée moyenne qui ne devrait pas diminuer avec l'obligation faite aux propriétaires de fournir des informations techniques et thermiques (isolation et consommation d'énergie) sur les biens proposés à la vente à la suite du Grenelle de l'Environnement.

Le début de l'année 2009 a été difficile mais s'est amélioré dès le mois d'août. L'activité a redécollé et on a redressé la barre tout au long du second semestre. Un bilan positif qui est le résultat d'un travail de suivi des vendeurs et des acheteurs. Aujourd'hui, les bons produits proposés aux bons prix se vendent rapidement. Dans le Grand Bayonne, un 30 m à rénover présenté à 45 000 € part en moins d'un mois. C'est à l'agent immobilier qu'il revient d'inciter le propriétaire à fixer une valeur en raccord avec le marché, car un prix irréaliste fait perdre temps et argent à tout le monde. Ce que la crise a rappelé aux professionnels, c'est qu'il faut revenir aux fondamentaux du métier, et savoir jouer un rôle de conseil et d'accompagnement auprès des acquéreurs mais aussi des vendeurs. Ainsi un bien atypique resté plus d'un an à la vente a trouvé preneur alors même que 25 000 € séparaient le prix présenté du budget de l'acheteur. Avec l'intervention de l'agent immobilier, les deux parties se sont retrouvées à mi-chemin, tout le monde ayant fait un effort.

2009 marque certainement pour le marché bayonnais la fin de la baisse des prix qui avait commencé mi-2008. À l'époque, les prix avaient grimpé jusqu'à atteindre des montants dignes des biens proposés en bord de mer. C'est donc aujourd'hui le moment d'acheter pour les primo-accédants en profitant des nombreuses aides de l'État : prêts à taux zéro dans l'ancien, doublement du PTZ et pass-foncier dans le neuf. Les investisseurs sont d'ores et déjà de retour depuis la fin 2009 sur les petits appartements anciens. Dans le centre-ville de Bayonne on peut trouver des petits 2-pièces pour moins de 100 000 €. Dans le neuf, les prix ont également chuté : en 2008, le prix du m tournait autour de 3 200/4 000 €/m alors qu'aujourd'hui les appartements se négocient entre 2 800 et 3 200 €/m. Le volume des transactions remonte et en 2009, nos agences ont réalisé près de 400 transactions sur la côte basque. Il est légitime de faire preuve d'un optimisme raisonnable pour 2010 car on sent chez les acquéreurs un retour à la confiance, élément fondamental qui avait totalement disparu depuis un an et demi.

Après un premier semestre difficile en 2009, une amélioration sensible a été ressentie au cours des derniers mois de l'année. Les acquéreurs, attirés par des prix ayant baissé de -10 à -15 % en un an, ont à nouveau poussé la porte des agences immobilières. Cette baisse des prix, sans rattraper les hausses enregistrées les années précédentes, a cependant régulé le marché - même si celui-ci reste encore élevé. Le secteur de la maison individuelle a subi la crise de plein fouet. Rien d'étonnant dès lors que le revenu moyen des ménages leur permet difficilement d'acquérir au-delà de 250 000 €. Le segment de maisons le plus porteur concerne celles qui se vendent à ce niveau de prix. Les appartements neufs restent onéreux mais dans l'ancien il n'est pas rare de trouver des T4 de 75/80 m entre 175 000 et 180 000 €, ce qui était impossible il y a dix-huit mois encore. Cette baisse des prix a re-solvabilisé une clientèle jusque-là impuissante. Mais elle a eu également un autre effet, celui de refuser désormais de recourir aux prêts-relais. Les propriétaires préfèrent sagement attendre de vendre leur bien avant de réinvestir. 2010 devrait être l'année de la stabilisation des prix et du retour de la confiance. À nous, agents immobiliers, d'aider acquéreurs et vendeurs à raison garder.
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