Ville administrative et estudiantine toujours en mouvement, le chef-lieu du Pas-de-Calais entrevoit une phase de reprise.

QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Chef-lieu du département du Pas-de-Calais, Arras est le second pôle administratif de la région Nord-Pas-de-Calais, après Lille. Le personnel des institutions comme la préfecture, le conseil général du Pas-de-Calais, la chambre d'agriculture, la direction départementale de l'équipement et les étudiants sont des éléments moteur du marché immobilier. Si la commune ne compte que 42 000 habitants, son aire urbaine englobe 125 000 personnes. La tendance des achats est à un recentrage sur la ville mère, même si les prix y restent plus forts. Le prix moyen d'une maison ancienne à Arras est de 1 468 €/m, en évolution de 0,9 % entre octobre 2008 et octobre 2009 (avec un prix moyen à 170 000 € pour une surface habitable de 110 m et un terrain de 330 m). Sur l'arrondissement d'Arras, le prix moyen est plus bas à 1 267€/m (avec un prix moyen à 139 396 € pour une surface habitable de 110 m et un terrain de 1 037 m). Ce prix moyen est en baisse : - 7 % entre octobre 2008 et octobre 2009. Le marché des appartements est assez semblable entre Arras et son arrondissement, avec un prix moyen à 1 845 €/m sur la ville elle-même, et 1 855 €/m sur ses lentours. Un studio s'échange en effet à 2 058 à Arras et 2 054 €/m dans son arrondissement, tandis qu'un 4-pièces se trouve à 1 776 €/m et 1 820 €/m. Ces prix moyens sont assez stables : respectivement -0,2 % entre octobre 2008 et octobre 2009 pour Arras, et -2 % pour sa périphérie.

Le marché est tendu en ce moment par la difficulté pour une certaine catégorie d'acheteurs de recourir à l'emprunt. Néanmoins, l'envie d'accéder à la propriété est toujours aussi forte. D'ailleurs, nous avions deux programmes neufs sur Arras qui se sont vendus, avec des appartements du T2 au T5 à 2 600 €/m et prochainement, nous allons commercialiser une résidence située en plein centre-ville. Sur le marché de la transaction, après la baisse des prix de 2009, on observe une certaine stabilisation pour ce premier trimestre 2010. C'est donc une bonne période pour acheter ! Nous réalisons d'ailleurs des ventes auprès des jeunes couples primo-accédants qui veulent passer à l'acquisition plutôt que de rester sur des loyers à fonds perdus. Il y a une demande pour des appartements de petites surfaces ; 50 m en centre-ville à 1 600 €/m. Le cœur de prix pour une maison de 90 m sur Arras et son district est aux alentours de 140 000 €. Avec la baisse de prix et des taux intéressants : tous les indicateurs concordent pour une phase de reprise de l'activité en 2010.

Nous commençons l'année tout doucement, sans éclats. Notre agence, que nous avons reprise en juillet 2008, juste avant la crise, travaille bien sur des produits en ville, des maisons de caractère, de 350 000 à 700 000 €. Ce marché est un peu dans l'attente en ce moment, il y a beaucoup moins de demandes, mais les gens qui recherchent sont de réels acheteurs. C'est du concentré ! De toute façon, les bons produits, qui n'ont pas trop baissé, trouvent toujours acquéreur. Les autres produits ont eux perdu -10 % à -15 % sur Arras. Le marché se fait aujourd'hui plutôt avec des petits prix, des appartements entre 100 000 et 180 000 €. Les biens types sont les T2 (70 m) et T3 (90 m) à 140 000/150 000 €, achetés par des jeunes couples primo-accédants. La physionomie des acheteurs est actuellement de 70 % d'acquéreurs pour 30 % d'investisseurs. Mais, comme les prix sont bas, les investisseurs commencent à bouger. Le volume d'activité devrait remonter en 2010.

Les prix s'étaient envolés ces dernières années et ont logiquement baissé au cours de l'année 2009, de -10 % à -15 % sur Arras. Ils devraient se stabiliser, après un nouveau mais léger réajustement à la baisse. Le volume de nos transactions est en augmentation sur 2009, et 2010 commence sur cette lancée, avec un bon mouvement actuel. Les biens qui se vendent sur Arras, ce sont les belles maisons bourgeoises, intra-muros : des beaux volumes de 200 à 350 m, dans une fourchette de prix large suivant les produits, des volumes moyens (140 à 200 m) à 300 000 €, et des volumes plus petits (120 m) à 200 000 €. Avec une nette tendance des acheteurs à aller vers des intérieurs contemporains : le rustique n'ayant plus la cote. Les quartiers qui sont prisés sont Méaulens, Grigny, la place de Marseille. Pour les maisons de lotissements, les prix sont encore élevés et la clientèle de ce type de biens a des difficultés à faire financer son projet par les banques qui restent frileuses. En ce moment, le marché est bizarre, perturbé, avec des prix fluctuants et une raréfaction des acheteurs dans la zone des 200 000/300 000 €. Les ventes se font en dessous ou au-dessus de ce seuil.
Le marché n'est pas très énergique sur Arras en ce moment, mais il est présent, il y a de l'activité. Nous constatons que les acheteurs sont de plus en plus jeunes. Ils veulent acheter car les loyers sont chers et arrivent avec un budget bien défini. Sinon, Arras est une ville administrative avec une population de fonctionnaires ; et le jeu des mutations fait que le marché est en mouvement, avec une forte demande sur le centre-ville où tout est accessible à pied (écoles, commerces, gares). Les biens qui se vendent actuellement sont les maisons de lotissements de 4-pièces et 90 m aux alentours de 160 000 €, et des maisons style 1930, à rénover, entre 180 000 et 210 000 €. L'écart de prix dépend du garage ou du jardin - très demandé. En 2010, si les taux restent bas, le marché va continuer de fonctionner, d'être dans cette continuité peu énergique. En attendant une vraie reprise.
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