Anciennes, récentes ou neuves, pour petits et gros budgets, les maisons sont le produit-phare.

DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
En s'éloignant de Paris, les acheteurs recherchent espace, calme et nature, et bien sûr, l'habitat individuel. Mais aussi des prix attractifs qui permettent de se loger plus grand et à moindre coût qu'en première couronne. On peut encore se retrousser les manches et transformer une petite maison acquise à moins de 150 000 € ou endosser l'habitat de bourgeois en s'installant dans un très beau pavillon en pierre meulière comme par exemple près de la forêt de Montmorency.

Parmi les communes du Val d'Oise, Saint-Leu joue la carte résidentielle. On y trouve des meulières des années 1900-1930 autour de 700 000 € en centre-ville pour 180 m2 sur 600 m2 de terrain, et parfois jusqu'au million, en périphérie du centre avec 300 m2 sur 2 000 m2 de terrain. Le charme et la rareté de cette offre font que les biens se vendent rapidement et que leurs prix ont peu fléchi (-5 %). À l'opposé, les maisons des années 1970-1980 ont subi une décote de l'ordre de -10 à -15 % et peuvent se décrocher autour de 300 000 €. Les biens dont les prix oscillent entre 350 000 et 500 000 € s'écoulent plus difficilement, ces prix correspondant à une clientèle de secondo-accédants passant par la case revente et prêt relais. Le collectif n'est pas pour autant oublié. Dans le centre-ville, les prix peuvent grimper jusqu'à 4 000 € du m2 dès lors que l'appartement récent compte terrasse et parking comme ce 75 m2 proposé à 320 000 €. Dans le bas Saint-Leu, les prix chutent à 2 500 € pour des constructions des années 1975.

À la limite du Val d'Oise et de l'Oise, Chambly est une petite commune de 10 000 habitants en pleine transformation avec une place piétonne, un centre commercial et un centre culturel, une gare qui nous relie à Paris, des écoles... Ici, on propose la qualité de vie dans une maison acquise à prix accessible, celui-ci ayant chuté de -10% par rapport à l'an dernier. Pour les premiers budgets, on peut encore dénicher des maisons de ville de 80 m2 à rénover pour moins de 150 000 € et en bon état pour 180 000 €, mais sans jardin ni parking. Pour 100 m2, il faut débourser entre 210 000 € et 240 000 € selon l'état, la superficie du jardin et l'emplacement. Les maisons neuves vendues récemment se sont écoulées entre 260 000 et 360 000 €, ce dernier prix correspondant à 132 m2 de surface habitable. Dans le collectif - du très récent aussi - construit près de la gare, les 2-pièces de 42 à 45 m2 se vendent entre 130 000 et 140 000 €. Les grands appartements trouvent plus difficilement preneurs, concurrencés par la maison individuelle.
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