Avec des taux attractifs et la reprise des transactions, le marché retrouve des couleurs, mais de façon nuancée.

DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Le prix de l'ancien à la vente à Strasbourg était à l'automne 2009 de 2 295 € /m2 (source Fnaim octobre 2009). Soit l'indice le plus haut des grandes villes de l'est de la France. Pourtant, la variation annuelle moyenne est en très net recul, -14%. A contrario, le marché de la location enregistre une hausse spectaculaire, la plus forte dans l'Hexagone, +9,3 % pour la valeur annuelle moyenne.

Depuis un mois, les acheteurs reviennent. Car les prix dans l'ancien ont baissé ces derniers mois et les taux d'intérêt aussi. Même s'il reste difficile d'obtenir un crédit. Aujourd'hui, les prix ne baissent plus, ils se sont stabilisés. Nous sommes donc optimistes pour 2010, car ils pourraient même remonter un peu mais pas à hauteur de ce qu'ils ont baissé. Si quelques clients veulent acquérir leur résidence principale, la plupart sont des investisseurs qui recherchent un studio, un 2-pièces voire plus rarement un 3-pièces, afin d'effectuer un placement. Nous sommes spécialisés sur l'ouest de Strasbourg, beaucoup d'acheteurs qui visaient le centre-ville viennent nous voir car le prix du m2 y est nettement moins cher. Des quartiers comme Cronembourg-Saint-Florent et Cronembourg-Saint-Antoine sont très demandés. Tout comme Mittelhausbergen-Oberhausbergen. Du côté des vendeurs, malgré le rôle des médias qui ont expliqué les mécanismes de la crise, il faut parfois encore faire un travail pédagogique, car il y a toujours des rêveurs.

Après une année 2008 très moyenne, 2009 a été meilleure. Il a fallu résister à la crise et réduire les dépenses, d'actions commerciales, de publicité. Notre agence est spécialisée dans le haut de gamme, à Strasbourg et dans les villes de la communauté urbaine : des grands appartements de 180 m2, des maisons de 180 à 300 m2. Dans ce domaine, il y a moins de biens à vendre car en période de crise, les gens bougent moins, ne changent pas de logement. Hormis les décès ou les divorces, qui impliquent des déménagements, nous avons constaté moins de mouvements. Du fait de cet attentisme au premier trimestre, les prix ont baissé et les acquisitions sont devenues intéressantes à partir du printemps 2009. Malheureusement, depuis octobre, il y a un net ralentissement. La situation est un peu figée : les prix du haut de gamme continuent de progresser, mais les prix des biens moyens ont tendance à se tasser et les logements à bas prix trouvent difficilement des acquéreurs. Cette clientèle n'a pas envie d'acheter en ce moment. Après le calme de la fin d'année, le marché devrait redémarrer en 2010 et retrouver des couleurs vers mars et avril.
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