Correction et stabilisation des prix, frémissement du volume des transactions… amorcent doucement la reprise.

DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Les acquéreurs, qui avaient stoppé net leurs projets à l'automne 2008 reviennent petit à petit sur le marché, profitant de la baisse des tarifs, du dispositif Scellier et des taux attractifs. Les statistiques notariales sur les compromis signés en été 2009 montrent que les prix tendent à se stabiliser. Les maisons, au cœur du marché péri-urbain, ont majoritairement retrouvé leurs prix de 2005, dans la plupart des secteurs. Et la baisse significative dans l'ancien permet à des ménages d'acheter une maison en ville. Aujourd'hui, le prix moyen d'une maison à Rennes est estimé à 250 000 €. Chef lieu de la région Bretagne, Rennes est aussi la 8e ville universitaire française, avec une demande constante de studios et petits appartements : créneau qui séduit les investisseurs.

Nous revenons à l'âge de raison et au réalisme : l'acquéreur est en position de force. Le volume des transactions est reparti sur les biens qui ont le plus baissé. En 2009, le nombre de transactions en Bretagne a été divisé par deux : crise économique et crise de confiance, avec des vendeurs qui ne voulaient pas descendre leurs prix. Mais les petites villes qui ont fait l'effort de conserver un service public attirent les familles. Aujourd'hui, les jeunes primo-accédants reviennent en force, avec un budget inférieur à 150 000 € qui correspond à une maison ou un appartement à Saint-Brieuc. On trouve, dans l'ancien, des 2 et 3-pièces à rafraîchir, entre 50 et 90 000 €, et dans ce secteur, une maison avec jardin et 3-4 chambres à partir de 170 000 €. Les investisseurs achètent des appartements déjà loués, pour une rentabilité de 7 à 10 %. Et quand un bien est estimé au bon prix, toutes les offres tombent en même temps : c'est l'acheteur le plus réactif qui l'emporte !

Le rôle d'un négociateur est de faire comprendre à quoi correspond un juste prix. Il faut du métier pour aider vendeurs et acquéreurs à cerner la réalité du marché. C'est certain, la crise financière internationale de 2008 a eu un impact économique national, dans les secteurs bancaires et ceux de l'immobilier. Mais depuis mars, le marché est reparti dans le neuf, grâce à la loi Scellier. Et les quartiers de Rennes qui avaient augmenté au moment de l'arrivée du métro sont ramenés à leur juste valeur. Actuellement, le prix moyen d'un 3-pièces dans le sud de Rennes ou à Villejean est de 100 000 €. Le centre historique qui s'est toujours bien maintenu, se vend bien. En revanche, à l'extérieur, le marché a plus de mal à se relever. Cesson-Sévigné, Pacé, Saint-Grégoire ou Le Rheu sont toujours très cotés mais les corrections y sont plus sensibles qu'à Rennes intra-muros.
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