Face à un marché immobilier qui se stabilise, les maisons, redevenues abordables, tirent leur épingle du jeu.

DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Préfecture de l'Oise et ville universitaire, Beauvais poursuit son développement. Contrairement à une idée reçue, son marché immobilier n'est pas un secteur de repli de la région parisienne. C'est bel et bien un véritable marché local même si certains Franciliens profitent des facilités de l'A16 pour s'y offrir une maison. Les prix se sont réajustés et pour 200 000 €, on peut devenir propriétaire.

Depuis la rentrée 2009, le marché s'est réveillé. Les acquéreurs ont pris conscience que les prix, qui ont baissé de -15 % environ, ont fini leur chute. De leur côté, les vendeurs qui sont souvent acquéreurs à leur tour, ont également intégré que les prix ne vont plus monter. Dès lors, le marché s'anime à nouveau notamment sur le secteur des maisons. On peut actuellement trouver à Beauvais et dans sa périphérie des pavillons d'environ 90 m2 autour de 200 000 €, et dans le quartier résidentiel des Fleurs entre 220 000 et 230 000 €. Il existe aussi dans Beauvais intra-muros des petites maisons de ville, de 80 m2, en briques, souvent sans jardin, proposées à 170 000 €. Certaines même, de 60 m2 pour 140 000 €, permettent à un jeune couple de devenir primo-accédant et de démarrer un parcours résidentiel. Ceux qui recherchent plus de surface habitable et de terrain doivent sortir de la ville et se diriger sur Goincourt, Saint-Paul ou Saint-Adrien : pour 230 000/240 000 €, on peut y acquérir un pavillon d'environ 130 m2 avec 1 000 m2 de terrain. Au-delà de 250 000 €, le marché est plus difficile.
L'activité redémarre en douceur, avec une offre qui s'étoffe, les vendeurs ayant percuté que les prix ne vont pas repartir à la hausse. La demande porte à 70 % sur des maisons dont les prix ne dépassent guère les 200 000 €. Les acquéreurs recherchent un peu moins de 100 m2 avec garage et jardin de 500 m2, ce qui correspond à 160 000 à 200 000 € dans les quartiers Marissel, Voisinlieu ou les Fleurs. Il y a deux ans, ces maisons, se vendaient entre 220 000 et 240 000 €. Aujourd'hui, hormis produit exceptionnel, sans défaut rédhibitoire et en parfait état, il est presque impossible de vendre un bien au-delà de 220 000 €. Le marché des appartements est plus étroit mais assez actif. Dans le centre, près de la cathédrale, de la place des Halles ou de la place Jeanne-Hachette, les valeurs tournent autour de 2 800 € le m2 pour un bien en parfait état et 2 600 € le m2 si des travaux s'avèrent nécessaires. Les petites surfaces à moins de 100 000 € sont recherchées par les investisseurs, générant une rentabilité de 7 % environ. À l'inverse, les grandes surfaces ont du mal à se vendre, concurrencées par l'individuel.
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