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Dossier spécial Lille, Hainaut, Artois
 
PAROLES D'EXPERTS

LILLE, BONNE ANNÉE POUR LE MEILLEUR VIEUX


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Le quartier du Vieux-Lille, le plus riche en constructions antérieures au XIXe siècle, aux nombreuses rues pavées, attire autant les acquéreurs régionaux que parisiens, ivres de son prestige et de son passé. La proximité de sa métropole, à quelques jets de pierres de la capitale et de la Belgique, n'est pas non plus étrangère à cette soif.

Le style architectural lillois se qualifie par ses rangs de maisons identiques, en proportions et rythmes, mais différentes dans les détails des décorations.
Le style architectural lillois se qualifie par ses rangs de maisons identiques, en proportions et rythmes, mais différentes dans les détails des décorations. . © Pierre Perrin - ZOKO / DR

LES VENDEURS SONT PLUS RAISONNABLES ET LES CLIENTS PLUS DURS ET BIEN MIEUX RENSEIGNÉS.

© Pierre Perrin - ZOKO / DR

Même si l'euphorie n'est plus vraiment au rendez-vous depuis la crise de la dette, le marché ne se porte pas si mal. Si les gens ont un peu peur d'investir, les banques, elles, maintiennent le cap. Nous voyons moins d'acquéreurs, mais ceux que nous rencontrons cherchent vraiment et achètent rapidement. Dans le Vieux-Lille, notre principale clientèle est celle des retraités qui avaient une maison à l'extérieur de la ville et veulent désormais investir dans un pied-à-terre en centre-ville. À ceuxci s'ajoutent les jeunes couples branchés, qui investissent dans des appartements anciens, des biens avec du cachet, des poutres apparentes et des murs de briques.

Liaison à grande vitesse
Les budgets moyens se situent dans une fourchette comprise entre 250 000 et 350 000 euros. Mais dès lors que les logements possèdent un garage ou un extérieur, les prix peuvent très vite monter. Avec ses belles rues flamandes pavées, ses atypiques façades historiques, le quartier séduit des acquéreurs arrivant de la région, bien sûr, mais également des nombreux Parisiens, le TGV permettant de relier la ville à la capitale en à peine une heure. Pour finir, concernant les très gros budgets, de un à deux millions d'euros, nous avons de la demande, mais malheureusement nous disposons de trop peu de biens pour la satisfaire.

Philippe Lieven, responsable de l'agence Lille Demeures, Lille

DANS LE VIEUX-LILLE, UN PROJET AU BON PRIX SE VENDRA TRÈS RAPIDEMENT.

© Pierre Perrin - ZOKO / DR

Si l'on en dresse un premier bilan, 2011 a vraiment été une année très correcte sur le secteur du Vieux-Lille. Les petits produits notamment, du studio aux trois pièces, en bon état, s'y négocient dans une gamme de prix autour de 4 000 euros/m². Des montants élevés certes, mais qui trouvent très vite preneurs en raison de leur emplacement. Les maisons se négocient en règle générale autour de 800 000 euros et sont essentiellement prisées de familles assez aisées, des ménages d'une quarantaine d'années qui s'orientent vers de la deuxième, voire troisième acquisition et dont les enfants sont inscrits dans les écoles du quartier. En habitant sur le secteur, ils font le choix de la facilité du transport et surtout du prestige du lieu de résidence.

Le bon placement
Le Vieux-Lille voit également arriver des investisseurs sur des petites surfaces qui leur procurent un très bon revenu locatif. Cela n'a rien de surprenant si l'on considère que dans ce quartier, à partir du moment où un appartement est en bon état, il se louera. Le loyer d'un studio oscille entre 400 et 500 euros, celui d'un deux pièces entre dans une fourchette de 600 à 700 euros et celui du trois pièces avoisine les 1 000 euros mensuels. Dans les faits, en résidence principale ou en investissement locatif, les acquéreurs, en misant sur le Vieux-Lille, ont la certitude de réaliser un bon placement !

Pascale Crombez, gérante de l'agence Le Lion Immobilier, Lille

LA CLIENTÈLE DU VIEUX-LILLE APPRÉCIE AVANT TOUT LE CHARME ET LE RAFFINEMENT DU QUARTIER.

© Pierre Perrin - ZOKO / DR

Nous nous positionnons sur un marché de l'immobilier dit qualifié. Ce qui ne signifie pas que nous traitons uniquement des biens de prestige, mais que chaque logement que nous présentons doit posséder des caractéristiques exceptionnelles, que ce soit une belle situation, un immeuble ancien avec du cachet, ou encore une façade historique. Nous avons une réelle demande pour ce type de prestations, mais sommes malheureusement confrontés à une pénurie de biens à mettre en face.

Investissement plus fiable
Par ailleurs, il est intéressant de constater qu'actuellement les écarts se creusent. Une partie de nos transactions concerne de petites surfaces à petits prix à destination de la location. L'autre concerne des demandes provenant d'une clientèle qui possède un budget d'achat compris entre un et deux millions d'euros. Ces acheteurs, qui avaient quasiment disparu ces dernières années, reviennent à la faveur d'une actualité économique houleuse. Ils privilégient l'investissement immobilier, qu'ils considèrent plus fiable pour placer leur argent, la pierre restant à leurs yeux une valeur plus sûre. Parmi eux, nous ne manquons pas de noter le retour d'acquéreurs précédemment expatriés en Belgique. La crise aidant et l'absence prolongée de gouvernement dans ce pays les incitent à de se recadrer sur le secteur du Vieux-Lille.

Véronique Nowak, gérante de l'agence Exception Immobilier, Lille

TOUT LE MONDE RÊVE D'HABITER LE VIEUX-LILLE, C'EST LE NOYAU DUR DE LA MÉTROPOLE !

© Pierre Perrin - ZOKO / DR

S'il est une constante dans le Vieux-Lille, c'est bien celle des prix du marché, qui ne bougent pas beaucoup. Nous devons répondre à une demande considérable et nous disposons de peu de produits pour ce faire. Ceci dit, le quartier s'adresse plus à une certaine élite qu'aux primo-accédants. Les prix au m² grimpent facilement jusqu'aux 5 000 euros, d'autant que les vendeurs ont encore tendance à surévaluer. Bien sûr, il y a des biens d'exception, anciens avec de beaux volumes, un garage, un jardin, mais malheureusement de moins en moins d'acheteurs pour ceux-ci. Notre constat est que lorsqu'un produit est au bon prix, il n'est pas rare de le voir partir dans les quarante-huit heures.

Vive la colocation
La cote du quartier s'explique probablement par son emplacement idéal et la vie nocturne plus qu'animée qui s'y développe. Bars branchés, restaurants, boîtes de nuit..., entre le jeudi et le samedi, les rues sont pleines à craquer. D'autant plus que, depuis deux ou trois ans, un phénomène nouveau pointe : la colocation. Les jeunes gens se regroupent à trois où quatre afin de louer des appartements plus grands pour en partager loyer et charges. Les propriétaires, particulièrement réticents par le passé face à ce type de situations, sont aujourd'hui plus rassurés car garanties, cautions et autres assurances abondent pour contrer le souci des impayés.

Jean-Pierre Boudhar, responsable de l'agence Immoclef Prestige, Lille

Le bel au Bois Habité
URBANISME

Le bel au Bois Habité
Dans le cadre du Grand Projet Urbain de Lille, le quartier Bois Habité, entre le Grand Palais et la gare de fret Saint-Sauveur, voit ses vingt-deux hectares de friches réhabilités. Dénommé ZAC Euralille II, ce nouveau secteur permet d'établir une continuité entre Euralille I et la porte de Valenciennes. Outre l'hôtel de région, Euralille II comporte des bureaux et six cents logements ponctués d'espaces verts. Deux immeubles combinent habitations privées et locatives, le Polychrome livré en 2010 et le Vérose, composé de trois bâtiments indépendants sur dix niveaux et à la façade en verre sérigraphié vert et rose, qui sera livré en 2012.

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TOUT SAVOIR SUR
LES CHIFFRES

3 400

C'est le nombre de logements neufs qui sortiront de terre dans le cadre du Grand Projet Urbain de Lille, et cela, sur les quatorze quartiers associés à cette opération.

Ville de Lille

4 830

C'est, en euros et au m², le prix moyen dans sa fourchette haute d'un appartement neuf dans le Vieux-Lille. Le prix plancher étant, lui, de 3 700 euros/m².

Notaires de France - Perval, juillet 2011

134 000

C'est, en euros, le prix plancher pour l'achat d'une maison ancienne de quatre pièces, à Lille, contre 190 000 euros dans sa fourchette haute.

Notaires de France - Perval, juillet 2011

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