Aux portes de la Bretagne, à mi-parcours entre Rennes et Le Mont-Saint-Michel, Fougères a su conserver un indéniable art de vivre. L'agglomération rennaise n'y reporte pas encore son excédent démographique et c'est aujourd'hui une clientèle majoritairement locale qui alimente un marché centré autour de la maison de ville. Le segment des appartements retrouve doucement des couleurs grâce au retour des investisseurs.
On observe une reprise du volume de vente depuis la rentrée. Le marché fougerais offre un vaste choix, la demande est forte sur les biens situés dans un périmètre de dix kilomètres alentours. Les petites maisons de ville trouvent preneur assez rapidement, tandis que les plus récentes séduisent une clientèle assez jeune, au budget plus élevé. À partir de 350 000 euros, les transactions sont plus laborieuses, mais elles trouvent un écho favorable auprès d'une clientèle extérieure.
Retour des investisseurs
Le marché locatif des maisons récentes se porte bien, avec des loyers pouvant aller jusqu'à 750 euros. Parmi les appartements, très nombreux, seuls les produits rénovés trouvent preneur, les locataires sont très attentifs au DPE, délaissant les logements trop énergivores. Certains clients multiplient les visites avant de prendre une décision, il est donc impératif de proposer des produits en bon état et au juste prix. Notons aussi le retour des investisseurs, qui peuvent trouver des immeubles offrant des rendements de 6 à 8 %, un placement plutôt intéressant.
Anne-Gabrielle Picard, gérante de l'agence Carnot Immobilier, Fougères
Fougères est un micromarché reposant sur la résidence principale, lié à un bassin d'emploi composé de PME-PMI. Il y a toujours du mouvement sur les maisons de ville en pierre, souvent à rafraîchir, estimées entre 100 000 et 120 000 euros, même si, depuis novembre, nous constatons une baisse du volume de transactions, qui s'explique par la période hivernale. Cependant, l'immobilier reste une valeur refuge. Nous avons l'exemple d'un bien de ce type, qui représente ici le produit « lambda » : une maison à rafraîchir, de deux chambres, avec des combles aménageables et un terrain, vendue 100 000 euros. Les biens de prestige mettent plus de temps à trouver preneur.
Priorité à l'ancien
Le marché des appartements est plus dense, plus compliqué, avec une demande locative insuffisante. Il y a beaucoup d'appartements disponibles sur le marché, seuls ceux qui sont bien rénovés se vendent. De même, le foncier, disponible en périphérie, n'est pas compétitif, les acquéreurs préfèrant opter pour l'ancien.
Aymeric Cocherel, gérant de l'agence CAPIM, Fougères
FISCALITÉ Forêt, mer, qualité de vie... et faible imposition ! L'enquête annuelle du journal Ouest-France (parution du 19 septembre), le confirme : Fougères est la ville d'Ille-et-Vilaine où la taxe d'habitation est la moins élevée (1 078 euros en moyenne). L'exemple pris en compte est celui du montant payé en 2009 par un couple avec un enfant à charge, propriétaire de sa résidence principale. Un montant qui ne dépend pas seulement du type de logement, mais aussi des revenus et de la situation familiale du foyer. Les habitants ne s'y trompent pas : ils prospectent rarement au-delà d'un périmètre de dix kilomètres, appréciant toutes les commodités de leur ville. |
- autres PAROLES D'EXPERTS
110 000
C'est, en euros, la fourchette haute du prix de vente d'une maison ancienne de quatre pièces à Fougères.
Notaires de France - Perval, juin 2011