Le métro qui, depuis quelques années, a fait de Ramonville le terminus de la ligne B, a encore accru, si besoin était, la popularité de ce secteur sud-est de Toulouse. Bien dotée en bassins d'emplois, la ville a su conserver un environnement extrêmement agréable, très prisé des acquéreurs. Entre belles maisons des coteaux, appartements du port de plaisance et petites surfaces près des universités, elle séduit tant en investissement qu'en résidence principale.
Si l'atmosphère globale est au ralentissement, les clients qui franchissent la porte ont de vrais projets. Ce que reflète le dernier salon : 12 000 visiteurs contre 15 000 l'an passé, mais plus motivés. Le marché est aujourd'hui assaini et les taux encore corrects. Une très forte demande se maintient sur la maison individuelle, dans des budgets compris entre 250 000 et 300 000 euros. Les jeunes actifs voient les conditions de prêts se durcir, mais les débutants aux bons salaires ont des opportunités : par exemple une maison de ville de 90 m², des années 1960, mitoyenne, avec environ 300 m² de terrain, peut se négocier autour de 250 000 euros. Les biens intermédiaires, de 350 000 à 450 000 euros, sont moins prisés.
Petites surfaces
En revanche, les coteaux attirent toujours une belle clientèle, exigeante, en quête de maisons confortables et de grands terrains. Ainsi, une maison contemporaine de moins de dix ans, avec un terrain de 2 000 m², s'est négociée à 480 000 euros. Pour le haut de gamme aussi, la règle s'applique : seuls les biens aux prix du marché se vendent rapidement. Depuis août et l'annonce de la réforme sur les plus-values, beaucoup d'investisseurs ont fait un report de placements financiers sur les petites surfaces. Très réactifs, ils paient comptant les produits au prix juste. La proximité des universités offre une rentabilité correcte. Un T1 se négocie en moyenne 70 000 euros, pour un loyer de 380 à 420 euros. L'effet d'annonce de l'été avait libéré du stock, mais nous manquons à nouveau de ce type de biens.
Des coteaux... au neuf
Gelée pendant plusieurs années, l'offre dans le neuf se développe. Elle séduit une clientèle de retraités prêts à revendre une maison, trop contraignante, au profit d'un appartement de bon standing, avec ascenseur, proche des commodités. Les prix, de 3 200 à 3 400 euros/m², placent les biens en concurrence avec les résidences récentes : ainsi, ce T2 des années 2000, de 46 m², avec terrasse et parking, vendu à 135 000 euros. L'équivalent neuf se monnaie 160 000 euros, mais tous les dispositifs financiers autour de l'achat neuf équilibrent au final l'équation.
Lydia Arroyo, directrice de l'agence Sud Espace Immobilier, Toulouse
ZOOM SUR... Un port de plaisance loin de la mer Micromarché spécifique, le port sud de Ramonville draine une clientèle particulière, prête à faire l'effort financier nécessaire pour habiter cet environnement paisible, isolé des tumultes de la ville, à vingt minutes seulement du centre de Toulouse. Les premières bâtisses, des années 1975, se négocient entre 2 500 et 2 700 euros/m² en moyenne. Un produit équivalent sur les secteurs proches n'excédera pas 2 300 euros/m², sauf à la Chêneraie, autre micromarché. Les loyers sont à l'avenant, offrant souvent des biens lumineux, dans une architecture à la hauteur modérée, profitant de la proximité des écoles, commerces et métro. Mais il est beaucoup plus chic de se rendre à Toulouse en péniche ! |
- autres PAROLES D'EXPERTS
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C'est, en euros et au m², le prix plancher d'un appartement ancien à Ramonville-Saint-Agne, toutes surfaces confondues. Un tarif qui peut grimper jusqu'à 2 600 euros/m² en prix plafond.
Notaires de France-Perval, mai 2011