Au coeur des plaines de l'Artois, de la Lys et des Flandres, Lens a longtemps été le fer de lance d'un bassin minier florissant. Cette capitale nordiste est en pleine renaissance avec d'importantes actions de renouveau urbain, mais aussi le projet Euralens et l'ouverture, en décembre 2012, du Louvre-Lens, qui devraient insuffler une belle dynamique culturelle et économique à la ville et induire un regain sensible des transactions sur son marché immobilier.
Actuellement, le marché est essentiellement alimenté par les primo-accédants. Nous rencontrons également des clients ayant revendu leur grande propriété pour s'orienter vers des maisons moins grandes et plus faciles à entretenir. Le budget moyen dans le secteur est compris entre 140 000 et 150 000 euros, frais de notaire inclus. Tant que les banques jouent le jeu, nous n'auront pas de soucis. Notre agence a ouvert il y a quatre ans et nous avons aujourd'hui un très grand nombre de produits en portefeuille, dont des maisons que nous avons déjà vendues et qui reviennent sur le marché.
Maison avec jardin
Le type de bien le plus demandé reste tout de même la maison dotée de trois chambres, dont une au moins au rez-de-chaussée, avec jardin, garage et, dans l'idéal, un bureau. Les biens en résidence, tout comme les maisons des années 1930 en brique, font l'affaire, mais elles doivent être en bon état, sans grands travaux de rénovation. Quant aux secteurs les plus prisés, Liévin, en périphérie de Lens, tire son épingle du jeu : commerces, écoles, clubs de sports... elle réunit tous les critères les plus courus. Dans ce même ordre d'idée, nous voyons d'ailleurs revenir sur les zones plus urbanisées de nombreux clients vivant à la campagne et désireux de se rapprocher à nouveau des commodités.
David Jodry, directeur commercial de l'agence Pulpimo, Lièvin
En ce moment, probable conséquence de la hausse des taux d'intérêt, le marché se porte moyennement. Nous manquons également de biens en portefeuille. Les budgets les plus représentés sont ceux compris entre 100 000 et 140 000 euros. La demande porte principalement sur des maisons de lotissement ou en ville, dotées de trois chambres minimum, d'un garage et d'un jardin. À noter que les clients font rarement l'impasse sur les extérieurs. En hypercentre, ce sont les grosses demeures bourgeoises avec cachet qui sont les plus convoitées. Même sans garage, leur prix d'appel est d'environ 180 000 euros et peut s'envoler si elles possèdent des volumes exceptionnels, même s'il sera alors plus compliqué de trouver preneur.
Charmant et pas cher
S'il est un autre critère à prendre en compte à Lens, c'est l'attachement sincère de ses habitants pour leur ville. Il est vrai qu'elle possède de très nombreux atouts, à commencer par une bonne accessibilité via l'autoroute A1 ou la RN41, qui place la commune à une demi-heure de Lille, ce qui contribue d'ailleurs à dynamiser le marché lensois avec l'affluence d'une clientèle lilloise en mal de petits prix. Sans oublier que la ville possède une université, permettant de drainer une forte population étudiante, ainsi que toutes les commodités pour créer les conditions d'un bon cadre de vie. Enfin, la ville se prépare un bel avenir avec l'ouverture prochaine du futur Louvre-Lens.
Céline Asquin, responsable de l'agence Abrimmo, Lens
Sur Noeux-les-Mines, le marché, s'il est certes un peu tendu, se porte relativement bien. La rentrée s'est bien passée et octobre se profile correctement. Nous travaillons essentiellement avec des primoaccédants. La moyenne des ventes sur le secteur ne dépasse donc pas 140 000 euros. Pour ce budget, nos acquéreurs peuvent emménager dans une maison ancienne, probablement mitoyenne, avec deux ou trois chambres et un petit jardin. Sur les produits des années 1930 à rénover entièrement ou en partie, nous parvenons toujours à obtenir de bons prix, sans compter les négociations au moment de la vente qui font souvent baisser la note.
Investisseurs locatifs
Le secteur propose encore de très belles opportunités à prix abordables. Nous voyons d'ailleurs revenir sur le marché les investisseurs locatifs venus de Lille ou des grandes villes alentours, qui font souvent l'acquisition d'immeubles entiers à rénover pour les mettre à la location par la suite, avec une bonne rentabilité à la clé. Les banques les accompagnent donc généralement sans soucis. D'autant que sur Noeuxles-Mines, il existe une réelle demande en matière de location. Dès qu'un appartement se libère, il n'est pas rare de voir très rapidement s'enchaîner de nombreuses visites pour le relouer. La ville possède une population assez jeune, pour qui les débuts d'une vie autonome, seul ou en couple, passe d'abord par la case location.
Véronique Beaurepaire, responsable de l'agence Imm-Nord, Noeux-les-Mines
Le marché est assez tendu en ce moment. Je travaille comme chasseur de biens sur une zone allant d'Arras à la frontière belge. Concrètement, après entretien avec mes clients destiné à bien cerner leurs souhaits, critères, enveloppe budgétaire et zones géographiques de prédilection, j'organise plusieurs visites à leur place pour dénicher le produit idéal. Globalement, les biens les plus demandés sont des maisons, dans une fourchette de prix allant de 180 000 à 250 000 euros. Les souhaits les plus récurrents sont l'absence de vis-à-vis, le calme, de beaux volumes et un jardin. Mais mon métier consiste aussi à faire preuve d'audace, en proposant par exemple à mes clients des biens qu'ils refuseraient sur le papier pour créer le coup de coeur !
Renaissance culturelle
Malgré une très légère hausse, les prix restent corrects sur Lens, en tout cas bien plus attractifs que sur la métropole lilloise. De plus, la ville est réputée pour sa qualité de vie. La création du Louvre-Lens, dont l'ouverture est prévue fin 2012, tout comme divers chantiers destinés à embellir la ville et à améliorer les conditions de vie de ses habitants, sont aussi au programme, dans le but de voir classer l'ancienne cité minière au patrimoine mondial de l'Unesco. Autant d'actions qui contribuent à une renaissance culturelle et économique de la ville et à la rendre plus attractive auprès des futurs acquéreurs.
Franck Mulquin, gérant d'Esprit Libre immo - Chasseur de biens, Lens
![]() URBANISME Lens en mouvement Avec l'ouverture, fin 2012, du Louvre-Lens, c'est toute la ville qui repense son urbanisation. Trois grands quartiers sont concernés. La Grande Résidence va se voir dotée d'une plus grande ouverture vers le centre-ville et les quartiers pavillonnaires environnants, ainsi que d'espaces publics mieux dessinés. Dans le même esprit, le quartier Montgré subit une importante phase de réhabilitation afin de le désenclaver et d'y créer une architecture ambitieuse, intégrant des principes de haute qualité environnementale, ainsi qu'un traitement de l'espace public respectueux de l'écologie. Dernier quartier en pleine mutation : la Résidence Sellier, où bon nombre de logements vont être renouvelés et rénovés. Autant de remaniements qui ont pour but d'étendre le centre-ville lensois et d'en accentuer l'attractivité, tant économique, que patrimoniale. |
- autres PAROLES D'EXPERTS
2 680
C'est, en euros au m², le prix plancher moyen d'un T2 neuf sur Lens. Un bien du même type dans le secteur de Hénin-Beaumont se négociera dans une fourchette de prix allant de 2 890 à 3 090 euros/m².
Notaires de France - Perval, mai 2011
152 400
C'est, en euros, le budget moyen pour l'achat d'une maison ancienne de six pièces dans le secteur de Lens. Ce type de biens a connu une évolution de l'indice des prix de 9,7 % entre l'année 2010 et 2011.
Notaires de France - Perval, mai 2011
28 000
C'est la surface totale en m² des bâtiments qui prendront place sur les 20 ha réservés au projet Louvre-Lens. Un site d'implantation sur lequel s'étendait auparavant le carreau de la fosse 9 des Mines de Lens, appelé aussi fosse Saint-Théodore.
Ville de Lens