Toujours liée aux effets de la loi Scellier, l'offre dans le neuf séduit encore une majorité d'investisseurs en Gironde, avec une forte présence de la maison individuelle, terre d'élection des Français. De Bordeaux intra-muros au bassin d'Arcachon, du trio de tête Caudéran-Bruges-Le Bouscat aux secteurs en devenir, tels Cenon ou Floirac, l'offre se diversifie et entre désormais en concurrence avec l'ancien. La clientèle extérieure ne s'y trompe pas, de plus en plus de Franciliens et de retraités optant pour un habitat sorti de terre côté Atlantique.
L'année écoulée, marquée par un certain attentisme et la hausse des taux, pourrait bien être « sauvée » par un rebond des derniers effets de la loi Scellier avant le coup de rabot annoncé en 2012. Le passage au BB C s'est parfois fait en dépit du bon sens, et s'est répercuté sur les coûts de vente : il va falloir que le marché se régule, qu'il « métabolise » cette nouveauté, ce qui peut prendre quelques années. S'il y a toujours autant de demande locative et d'investisseurs potentiels en Gironde, aujourd'hui, pour vendre, il faut proposer un bien sortant de l'ordinaire, par sa situation ou ses prestations.
Pas de prise de risque
Bordeaux reste l'une des villes les moins chères de France, l'endroit où il fait bon investir. Hormis Caudéran, Bruges et Le Bouscat, toujours aussi prisés, il peut être intéressant de miser sur des quartiers en devenir. Cependant, l'investissement dans la pierre reste vécu comme un achat de sécurité. Les maisons du programme que nous avons présentées à Villenave-d'Ornon, à 230 000 euros, se sont très bien vendues.
Patrick Pons, ingénieur des travaux publics chez City Promotion, Bordeaux
Après une rentrée plutôt calme, le mouvement s'accélère, nous engrangeons des réservations pour 2012 et 2013. Sur la Communauté urbaine de Bordeaux, les prix sont relativement homogènes, l'activité économique est bien répartie. En deuxième couronne, le contexte est différent, les surfaces sont plus importantes, tout comme la disparité des coûts. En restant raisonnables sur les prix, en cherchant des aménagements adaptés, nous sommes concurrentiels par rapport à l'ancien, comme sur ce programme que nous proposons à Villenave d'Ornon, une résidence fermée de maisons en T3 ou T4.
Bonne tenue du bassin
En Gironde, le bassin d'Arcachon est un micromarché spécifique, très porteur dans le neuf. La demande y est variée : résidences secondaires, investisseurs, primo-accédants, actifs bordelais... Les communes de la Teste ou Gujan-Mestras se détachent grâce à leur dynamisme. Nous y proposons des T3 à 2 600 euros/m², susceptibles de convenir à de jeunes actifs. Ici, un T2 avec terrasse sera accessible à partir de 125 000 euros.
Laurent Da Silva, directeur du secteur Aquitaine chez European Homes, Bordeaux
URBANISME L'îlot d'Armagnac, l'ivresse de construire Situé à l'arrière de la gare Saint-Jean, à dix minutes du centre-ville, le secteur Belcier - Carle Vernet change radicalement de visage à l'horizon du projet Bordeaux-Euratlantique. Le développement des dessertes TER et TGV, qui accueilleront dès 2016 deux fois plus de voyageurs qu'aujourd'hui, modifient en profondeur ce quartier populaire. Le projet inclut notamment une résidence étudiante, 9 000 m² de bureaux, un complexe hôtelier, 510 logements, etc. La ville assure veiller à l'équilibre de l'offre immobilière, en encourageant la production de logements à prix maîtrisés, accessibles aux primo-accédants. |
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C'est le prix moyen, en euros et au m², pour l'achat d'un T2 dans le neuf à Caudéran. Une estimation similaire à celles de Bordeaux intra-muros en général.
Notaires de France - Perval, avril 2011