Ville aux cents clochers, Rouen s'épanouit sur les rives de la Seine. À droite, son coeur historique, à gauche, son coeur de vie. Centres d'affaires et d'administration ont naturellement trouvé leur place autour du quartier Saint-Sever. Entièrement reconstruite après-guerre, la rive gauche et ses communes périphériques gagnent peu à peu leurs lettres de noblesse.
Sur la rive gauche de Rouen, les biens qui se vendent le mieux sont les maisons en très bon état et à moins de 200 000 euros. Pour les budgets plus cossus, la demande est moins régulière, sauf lorsqu'il s'agit de très bons quartiers comme celui du jardin des Plantes, voire de localités limitrophes comme Sotteville-lès-Rouen ou Le Grand- Quevilly. Dans le secteur, les biens se vendent rapidement, même si l'offre y est plutôt limitée. Je pense notamment à ce couple d'acquéreurs qui cherche sans succès depuis six mois ne maison de quatre chambres sur Le Grand-Quevilly...
Plus de volumes
Industrielle par nature, la rive gauche offre une physionomie plus ouvrière que la rive droite. Nous commençons néanmoins à voir arriver quelques cadres : à budget équivalent, ils disposent ici de plus grands volumes, avec plus de places de stationnement et une liaison rapide vers les accès autoroutiers pour Paris. Et les prix parlent d'euxmêmes : un T2 sur Le Petit-Quevilly se négocie environ 80 000 euros, alors que sur la rive droite, il faudra débourser 120 000 euros.
Noémia Hall, gérante de l'agence Logisdéclic, Sotteville-lès-Rouen
Depuis avril, le marché est un peu plus tendu. Nous constatons un certain décalage entre les prétentions de la clientèle et la réalité de ses moyens. Là où elle pourrait faire l'acquisition d'une petite maison de ville en rapport avec son budget, elle préfère se positionner sur des pavillons individuels en parfait état avec jardin en espérant pouvoir négocier le prix, quitte à reporter son projet d'achat.
De belles opportunités
En parallèle, certains vendeurs basent leur estimation sur la valeur affective de leur bien, ce qui induit souvent une surenchère par rapport aux prix du marché. Globalement, sur la rive gauche, une petite maison de ville de 80 m² en bon état se négocie aux environs de 150 000 euros, tandis qu'un pavillon T4 avec jardinet tournera autour des 220 000 euros. En périphérie du secteur, les communes de Sotteville et du Grand-Quevilly restent historiquement plus convoitées et chères que Saint-Étienne ou Le Petit-Quevilly, dont certains quartiers ont pourtant bonne réputation et proposent encore des prix doux.
Catherine Hivet, associée de l'agence Renoult Conseil Immobilier, Sotteville-lès-Rouen
AMÉNAGEMENT Du côté de chez Flaubert Dans le cadre du Programme local de l'habitat d'agglomération 2007-2013, la ville de Rouen s'est lancée dans la construction de 5 000 nouveaux logements, dont la création de l'éco-quartier Flaubert, qui verra le jour prochainement rive gauche. Destiné à accueillir à terme 10 000 habitants, cet espace de 80 hectares se déploie sur les communes de Rouen et du Petit-Quevilly et verra sortir de terre commerces, logements BBC, structures de loisirs et espaces de promenade aux abords des quais de Seine, réhabilités eux aussi. |
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2 500
C'est, en euros et au m², le prix moyen haut pour l'achat d'un T2 ancien à Saint-Sever, Rouen rive gauche. Le ticket d'entrée est, lui, de 1 880 euros. Côté rive droite, dans le secteur de la cathédrale, il faudra débourser entre 2 280 et 2 770 euros/m² pour le même type de bien.
Notaires de France - Perval, février 2011