Toujours très convoité à l'achat, le centre-ville de Grenoble voit également son marché locatif évoluer, avec une demande soutenue pour des appartements neufs ou récents. Actuellement, ces derniers tirent leur épingle du jeu face aux biens anciens qui, pour tenir la "confrontation", ont tout intérêt à en passer par l'étape rénovation.
Le centre-ville souffre d'une pénurie de biens. Dès que nous en rentrons un, il se vend aussitôt. Même à des prix soutenus. Mais l'ancien pâtit de la concurrence qui s'est créée avec les programmes neufs qui ont vu le jour dans l'agglomération grenobloise. Une tendance qui se confirme haut la main sur le marché du locatif, où les biens neufs trouvent preneur rapidement. Côté ancien, nous incitons nos propriétaires-bailleurs à effectuer, d'une part, des travaux pour tenir tête aux biens neufs, qui proposent peut-être moins de cachet mais plus de confort et, d'autre part, à revoir le montant des loyers en les ajustant au prix du marché.
COLOCATION
Sur le centre-ville, les loyers se maintiennent à un bon niveau, même si le marché est assez calme. Un studio dans l'ancien se louera 430 euros en moyenne. À l'opposé, un quatre pièces dans le neuf pourra dépasser les 1 000 euros/mois. Globalement, nous constatons une baisse des demandes de la part des étudiants, ce qui, combiné au phénomène de la colocation, explique que le marché du locatif se soit un peu essoufflé ces derniers temps.
Sébastien Roux, directeur de l'agence Brussiaud de Villard, Grenoble
Après un premier trimestre assez correct au niveau des ventes, la demande s'est un peu calmée depuis début avril. L'augmentation des taux d'intérêt bancaires joue beaucoup sur le budget des clients, sans compter la fin de certaines mesures fiscales, dont le Passfoncier, qui dopait le marché des primo-accédants. Les investisseurs se font aussi moins présents. Sur le salon de l'immobilier de mars dernier, seul 14 % des demandes provenaient de cette catégorie d'acheteurs, alors qu'habituellement nous pouvions monter jusqu'à 50 %.
VALEUR TEMPS
Ceci dit, en centre-ville, il suffit qu'un bien rentre en portefeuille pour qu'il se vende rapidement. Notamment les surfaces importantes, très demandées par les acquéreurs qui souhaitent un appartement plus grand ou qui ont revendu leur maison extra-muros et veulent revenir sur le centre-ville pour se rapprocher de leur lieu de travail. L'ancien, qui se négocie en moyenne entre 2 600 et 2 800 euros/m² dans l'hyper-centre, attire toujours les primo-accédants, tandis que les acheteurs plus aisés s'orientent volontiers vers l'achat sur plan.
Olivier Illy, gérant de l'agence Le Montorge Immobilier, Grenoble
ÉCO-CONSTRUCTION Une caserne que les clients ont à la Bonne Lancé en 2001, le projet de reconversion des anciens bâtiments militaires de La Caserne de Bonne en logements BBC, dans le cadre de la création d'un éco-quartier, connaît un franc succès sur la localité grenobloise. Si les premiers immeubles, livrés en 2008, ont vite trouvé preneur, les demandes, partagées entre achat et location, ne cessent d'augmenter. À proximité immédiate des grands boulevards, accueillant un centre commercial HQE et très bien desservi par un réseau de transports en commun étoffé, La Caserne de Bonne offre un cadre de vie des plus agréables au coeur de Grenoble. |
- autres PAROLES D'EXPERTS
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C'est le prix moyen haut, en euros et au m², pour l'achat d'un appartement ancien, toutes surfaces confondues, dans l'hyper-centre de Grenoble. Un tarif qui franchit la barre des 4 500 euros/m² pour un bien neuf, dans les quartiers prisés de Bérriat, l'Île verte ou de la Patinoire-Bajatière.
Notaires de France - Perval - janvier 2011