Chef-lieu du département du Finistère, Quimper est la capitale traditionnelle de la Cornouaille. En 1960, la fusion de quatre communes pour former le Grand Quimper a favorisé l'essor des constructions et le développement de l'agglomération, induisant un important rayonnement sur tout le secteur côtier. Une belle attractivité et des liaisons rapides vers Paris et Brest permettent à la ville de maintenir son marché immobilier.
Sur Quimper, tous les types de biens font l'objet de demandes de la part de notre clientèle. Côté maisons, on se situe dans des prix moyens entre 150 000 et 200 000 euros avec des budgets plus importants, puisqu'ils ne dépassaient que rarement les 150 000 euros jusque l'an dernier. Le marché semble donc repartir d'une façon plus saine.
Retour aux sources
Et si les acheteurs choisissent Quimper, c'est que la ville est très agréable. Ayant échappé aux bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, son centre-ville est encore très préservé, avec de belles maisons à colombages et de nombreux commerces. Le marché immobilier y est très peu axé sur le secondaire, qui ne représente que 15 % des transactions au sein de l'agence. En revanche, nous voyons beaucoup d'externes, notamment des Parisiens, revenir « au pays » après quelques années d'absence pour raison professionnelle. Le bassin quimpérois est très énergique et rayonne jusque sur la côte.
Éric Sinet, responsable fondateur de l'agence Team Ouest Immobilier, Quimper
Des biens à des prix raisonnables, avec peu de travaux à prévoir : voilà l'essentiel de la demande actuellement. Et le marché quimpérois propose effectivement des tarifs plus abordables que sur la côte. Nous y constatons d'ailleurs le retour des primoaccédants, qui souhaitent profiter encore des taux d'intérêt relativement bas et de la stabilité du marché pour négocier les prix avec des vendeurs qui, eux, ont tendance à surévaluer leurs biens, confondant parfois région parisienne et Bretagne.
Le bon deal
Acheter sur Quimper est donc un bon compromis permettant de trouver des logements à des prix raisonnables et des superficies correctes. Environ 70 % des transactions se réalisent sur des appartements dans l'ancien. Les T2-T3 se négocient actuellement entre 45 000 et 70 000 euros. Nous constatons un véritable engouement pour le centre-ville et les quartiers du Braden et de Locmaria, où les demandes sont de plus en plus difficiles à satisfaire.
Cyril Bourdais, gérant de l'agence de l'Odet, Quimper
INVESTISSEMENT Le secteur côtier a le vent en poupe ! À quelques kilomètres de Quimper, le secteur côtier continue de développer une forte attractivité pour des acheteurs prêts à investir dans le secondaire. Notamment une clientèle de retraités qui reviennent sur la région avec un fort pouvoir d'achat, fruit d'une revente en région parisienne. Si un bien toutes catégories confondues se négocie autour de 1 500 euros/m² sur Quimper, ces tarifs atteignent une moyenne de 1 500 euros/m² sur les villes côtières de Benodet, Fouesnant et la Forest-Fouesnant. Celle-ci connaît d'ailleurs un bel engouement depuis les résultats à la voile de Jean le Cam, l'un de ses plus célèbres résidents. Ici, difficile de trouver une maison à moins de 250 000 euros. Le prix du rêve ! |
- autres PAROLES D'EXPERTS
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C'est le prix plancher moyen, en euros et au m², pour un appartement ancien de trois pièces à Quimper. Un tarif qui peut plafonner à 1 710 euros/m² selon les immeubles et les quartiers.
Notaires de France - Perval, décembre 2010