Autrefois modeste village de pêcheurs, Étretat est devenue au fil des années une station balnéaire de renom. Au nord du Havre, sur la côte d'Albâtre, l'aspect extraordinaire et sculptural de ses falaises de craie blanche en font un lieu touristique incontournable. Une renommée qui a contribué à un envol des prix de son marché immobilier.
Sur Étretat, le début d'année a été très bon sur les transactions. Sur les biens de 250 000 à 1 000 000 d'euros, les acquéreurs qui n'étaient plus là commencent à revenir. Les grosses villas de bord de mer, type maisons de famille, regagnent ainsi l'intérêt des acheteurs. Les vendeurs reprennent confiance et se projettent à nouveau dans la cession de leurs biens. Ils sont moins frileux qu'il y a un an et demi et relancent les estimations. Le problème, c'est quand ils surestiment leur logement. C'est à nous, agence, de les aider à prendre conscience des prix du marché.
La cote loin de la côte
Au-delà des biens en résidence secondaire, inaccessibles pour les acheteurs locaux, il est également possible de trouver sur Étretat des petits pavillons, éloignés de la côte. Ceux-ci, prisés par les primo-accédants travaillant sur la région, ne doivent toutefois pas dépasser un budget moyen de 200 000 euros. Reste à croiser les doigts pour que les taux d'intérêts bancaires ne montent pas trop.
François Vallin, co-gérant de l'agence Century 21, Étretat
Sur Étretat, la plupart des biens est surévaluée d'au moins 30 %. Si le marché veut revenir à des bases saines, les vendeurs doivent prendre conscience que leur intérêt est plutôt de se baser sur le marché pour vendre vite et bien. Quand les prix sont exagérés, donc dissuasifs, les clients ne suivent plus.
Marché de l'intérieur
Si, au départ, les acheteurs s'orientent sur la côte, ils se rapatrient ensuite vers l'intérieur des terres, sur les communes de Cliquetot, Écrainville ou Goderville. Les acquéreurs locaux, dont les primo-accédants, concentrent leurs recherches sur des petits produits avec travaux. Environ 60 % de nos clients ont des budgets inférieurs à 170 000 euros, 30 % peuvent investir jusqu'à 220 000 euros, et seulement 10 % disposent d'un montant plus élevé. Étretat fonctionne sur un marché de niches qui touche surtout des acheteurs du secondaire. Ceux-ci n'hésitent pas à prendre le temps de trouver le logement idéal, ce qui ralentit les cycles de vente.
Brice Coussegal, gérant de l'agence Square Habitat, Étretat
SECONDAIRE SANS FRONTIÈRES À la pêche aux bas prix ! Pour les résidences secondaires, les demandes se concentrent aussi sur des petites maisons de pêcheurs à même le littoral pour des budgets compris entre 150 000 et 180 000 euros. Malheureusement, ces biens sont devenus une denrée rare. Certains investisseurs se reportent alors sur des appartements en centre-ville d'Étretat. Les petits volumes construits au départ pour du locatif n'ont plus vraiment la cote, les acheteurs privilégiant l'espace. Des clients qui proviennent essentiellement de la région parisienne, de Belgique, de Hollande ou d'Allemagne. Attirés par l'environnement normand, ils profitent de leurs congés pour s'évader et bénéficier des bienfaits du bord de mer ! |
- autres PAROLES D'EXPERTS
39 %
C'est le pourcentage de résidences secondaires situées sur cette commune du littoral normand. Étretat comptait au dernier recensement un total de 1 386 logements pour 1 531 habitants.
Insee, 2007