Le marché du centre-ville peine à répondre à la demande et semble afficher une tendance des prix à la hausse.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Les quartiers à l’intérieur des boulevards des maréchaux se portent mieux que bien ! Les grands appartements et les maisons familiales font l’objet de recherches assidues et les biens de belle qualité partent dans le mois quand ils sont au juste prix. La demande reste très supérieure à l’offre, les professionnels de l’immobilier sont en recherche constante de nouveaux mandats. L’hypercentre nantais est plus que jamais une valeur sûre et un investissement fiable. Par ailleurs, les primo-accédants, célibataires ou jeunes couples, reviennent et s’intéressent aux quartiers Beaulieu, Saint-Donatien ou Chantenay, plus accessibles.
Le marché se porte très bien, avec une demande toujours supérieure à l’offre. Nous sommes parfois surpris des prix de conclusion de certains biens : le marché est très subjectif, nous sommes revenus aux valeurs de 2007. Le cœur de marché oscille entre 300 000 et 600 000 €, appartements ou maisons, pour une clientèle majoritairement nantaise. Quand un bien à moins de 300 000 € est mis en vente, nous sommes submergés d’appels, et il n’y a pas de difficultés pour les biens au-delà de 600 000 € ! Il y a une forte demande pour l’habitat à caractère familial, avec 5 ou 6 chambres, de grandes maisons du début de siècle ou plus récentes, pour des signatures avant les vacances scolaires. Nous avons également un peu plus de primo-accédants qui recherchent des T3 ou T4. En règle générale, il y a pénurie de biens, en particulier de grands appartements, T4 ou T5, même dans le neuf.
La baisse de 4 à 5?% est aujourd’hui absorbée. Il y a toujours eu des transactions et des mutations, et les biens de qualité n’ont pas été affectés. La demande est très forte, il y a peu de mises en vente et la rareté des produits tend à faire augmenter les prix. Les propriétaires qui avaient suspendu leur vente au profit de la location, remettront leurs biens sur le marché à l’échéance des baux, en 2011 et 2012. Ils se basent sur les indicateurs parisiens et veulent vendre au plus cher ! La tendance est haussière, mais un bien qui ne part pas dans le mois n’est pas au prix du marché. Les primo-accédants nantais appartiennent aux CSP+, avec, aujourd’hui, beaucoup de jeunes femmes célibataires qui souhaitent investir dans un T2, à hauteur de 100 000 à 150 000 €. Le centre-ville de Nantes reste une valeur sûre.
- autres PAROLES D'EXPERTS
Entre 2 473 Et 2 765 €
C’est la fourchette de prix de vente au m2 d’un appartement ancien à Nantes.
Fnaim, Janvier 2011