La cité historique confirme une reprise en douceur du marché, les acquéreurs privilégiant la proximité du centre-ville.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Construite sur une colline et fortifiée par des remparts, Dinan surplombe la Rance et ses environs et est au cœur d’une communauté de 18 communes ou vivent près de 40 000 habitants. Le patrimoine préservé et restauré de la cité historique est riche de maisons à colombages, en particulier autour de la place des Cordeliers, de la rue de l’Horloge ou encore de la rue du Jerzual. Le charme de l’ancien de caractère, les maisons contemporaines au-delà des remparts ou celles en périphérie séduisent les actifs de la région et des acheteurs franciliens ou européens.
Nous sommes implantés à Dinan et à Lanvallay, sur l’autre rive de la Rance. Il y a ici trois marchés : la ville historique, les quartiers après les remparts et la périphérie. La demande est soutenue à Dinan, pour la vieille pierre, et en 1re couronne, pour des maisons récentes ou contemporaines : les actifs préfèrent être proches de leur lieu de travail et les seniors apprécient les commodités. Les maisons, jusqu’à 170 000 € intéressent les primo-accédants. Au-delà, il s’agit souvent d’un 2e achat. Beaucoup d’offres tournent entre 200 000 et 300 000 €, avec moins de demandes, alors que le marché est assez équilibré au-dessus de 300 000 €, pour des contemporaines de grande qualité. Les longères en proche campagne ont le plus souffert. La meilleure façon de vendre, aujourd’hui, c’est de s’adapter au prix du marché.
2010 a été meilleure que 2009, qui elle-même a été meilleure que 2008. Le marché redémarre en douceur, et si la tendance se confirme, nous avons toutes les raisons d’être optimistes. Il y a moins d’inquiétudes et les acquéreurs réalisent que c’est le bon moment pour acheter. Les jeunes ciblent des petites maisons anciennes de 70 à 80 m2 à restaurer, et les jeunes familles vont plutôt dans les communes limitrophes, pour des maisons récentes autour de 150 000 €. Mais nous sommes surtout spécialisés dans l’ancien de caractère, en principal ou en secondaire, pour une clientèle essentiellement britannique, moins nombreuse en ce moment, mais disposant d’un budget moyen de 200 000 €. Il y a beaucoup de biens en vente et la balle est du côté des acheteurs, même si les vendeurs sont parfois difficiles à convaincre de la nécessité de s’adapter au marché.
- autres PAROLES D'EXPERTS
137 880 €
C’est le prix moyen de vente d’une maison ancienne dans le Pays de Dinan et Lamballe.
Baromètre De L’Immobilier Breton, Notaires De L’Ouest, Octobre 2010