Ce quartier de la ville haute s’avère doublement stable : la demande reste constante et les prix sont consolidés depuis 2010.
UN EXPERT LOCAL VOUS DONNE SON DÉCRYPTAGE
L’emballement pour Sanvic date du milieu des années quatre-vingt-dix et n’a connu aucun désamour depuis plus de quinze ans. Bordée à l’ouest par les Jardins suspendus, véritable poumon vert qui offre une vue imprenable sur l’estuaire, au sud, par l’avenue Félix-Faure, à l’est par le Haut-Graville et la forêt de Mongeon, et enfin au nord par Bléville, le quartier de Sanvic se trouve à quelques minutes de l’hypercentre havrais. Rues tranquilles, maisons individuelles et jardins protégés… la qualité de vie de ce quartier de la ville haute séduit les familles, très attachées à l’esprit village d’un secteur où les maisons de ville, denrées rares dans la commune du Havre, restent, malgré tout abordables. Quartier vaste et multiple, le Sanvic de la place de la mairie et des rues proches de l’église affiche une cote d’amour jamais démentie, avec des prix qui rejoignent parfois ceux de Sainte-Adresse, sa voisine. D’autres rues, plus excentrées et limitrophes des quartiers alentours, semblent plus accessibles. La population rajeunit, les seniors qui revendent leur maison ne souhaitent pas forcément rester dans le quartier, à l’exception de ceux qui habitent à proximité des commerces. Mais le turn-over des appartements ou maisons mis en vente reste plutôt faible. En effet, les propriétaires ne prennent pas le risque de ne pas retrouver un autre bien dans leur quartier et privilégient donc plus souvent des travaux d’agrandissement à un projet de revente pour un deuxième ou un troisième achat. Les nouveaux Sanvicais potentiels doivent donc faire preuve de vigilance !
Les visites se multiplient depuis le début de l’année. La demande pour Sanvic, même si elle s’est un peu calmée, reste supérieure à l’offre. Quand un bien est au prix du marché, il peut trouver acquéreur dans la semaine. Les seniors, qui revendent leur maison ne souhaitent pas forcément rester à Sanvic, sauf ceux qui vivent à proximité des commerces. Les appartements, souvent dans des immeubles de la reconstruction ou des années 70, représentent à peine un quart du parc immobilier. Mais les sanvicaises de 70-85 m2 avec jardin et d’éventuels travaux conviennent aux primo-accédants qui disposent de 170 000 à 180 000 €. Les rues les plus recherchées sont toujours celles proches de l’église, de la mairie et une partie de la Cavée verte. Les maisons individuelles, plus grandes, disposent parfois d’une belle parcelle de 800 m2, très appréciable en milieu urbain ! Un garage reste un plus incontestable. Les vendeurs ont toujours tendance à surestimer leur bien. Une maison trouve acquéreur jusqu’à 300 000 €, mais au-delà, c’est plus difficile. Les propriétaires préfèrent souvent agrandir plutôt que prendre le risque de ne pas trouver mieux et plus cher.
- autres PAROLES D'EXPERTS
162 000 €
C’est le prix moyen de vente des maisons anciennes à Rouen.
Note De Conjoncture Immobilière Des Notaires De France, Novembre 2010