Entre zones urbaines et rurales, l’immobilier haut de gamme englobe des biens anciens remarquables et des villas très contemporaines.
TROIS EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Limitrophe des départements des Bouches-du-Rhône, de l’Ardèche, du Vaucluse, de l’Hérault, de l’Aveyron et de la Lozère, le Gard bénéficie d’une belle fenêtre sur le littoral et comprend quatre foyers d’urbanisation correspondant à autant de bassins d’emplois : Nîmes, Alès, Le Vigan et Bagnols-sur-Cèze. Sa diversité et ses contrastes se perçoivent aussi bien dans son environnement que sur son marché immobilier. À égale distance de Montpellier et d’Avignon (45 km) et offrant toutes les infrastructures, Nîmes et sa périphérie sont recherchées par les jeunes retraités aisés et les actifs. Ces derniers s’orientent aussi vers Alès, disposant d’un bassin économique assez développé et d’un foncier moins élevé qu’à Nîmes. Le Grau-du-Roi demeure en grande partie constitué de biens de vacances et secondaires, tandis que les biens typiques et de caractère d’Uzès attirent une clientèle nationale et européenne. Globalement, le Gard bénéficie de la dynamique du Languedoc-Roussillon et crée de nombreux emplois ; à titre d’exemple, un nouveau parc d’activités proche de Nîmes génèrera 5 000 emplois d’ici à dix ans. En cinquante ans, la population a augmenté de plus de la moitié, hissant le département au 4e rang national pour sa croissance démographique. Ainsi, Nîmes devrait compter 25 000 habitants de plus d’ici à 2015. Les prix plus accessibles que ceux pratiqués à Montpellier et dans ses environs drainent une population héraultaise qui accepte de s’éloigner un peu, de 15 à 30 km, pour acheter dans le Gard. De nombreux investisseurs sont également présents et la demande pour les immeubles ou les lots dépasse l’offre. Le soleil, la proximité de la mer et de la montagne et le bon maillage autoroutier ne cessent de séduire de nouveaux arrivants.
Le marché du Gard est plutôt en forme. Notre principal type de clientèle est l’enseignant : il n’a pas de problème de financement, il est muté… cela alimente le dynamisme. Nous n’avons pas ressenti de véritable crise, car nous avons su, au bon moment, rentrer en portefeuille de petits produits qui se sont toujours vendus et continueront à se vendre, comme des maisons de 140 000 à 200 000 € ou des appartements type 2/3/4 jusqu’à 150 000 €. Il était plus opportun à l’époque de « délaisser » les biens de prestige (à partir de 400 000 €) puisque les banques étaient peu enclines à prêter et déconseillaient à leurs clients, déjà méfiants, d’investir dans la pierre. Nous avons réintégré des biens dits d’exception et les clients reviennent en force, que ce soit pour une résidence secondaire, pour sa vie de retraité ou pour une mutation. Les acquéreurs arrivent principalement de Paris et sa région, Lyon, Bordeaux et Lille. Et si les prix ne baissent pas beaucoup, les acheteurs eux ont une bonne perception de l’évolution du marché. Nous avons récemment vendu en résidence secondaire une villa moderne de 140 m2 sur 3 000 m2 de terrain avec piscine à 465 000 €… estimée à 530 000 €. Des clients locaux ont signé pour une maison de ville de 210 m2 à deux minutes des Halles sur 500 m2 de terrain avec piscine et studio à 436 000 € pour une estimation à 550 000 €.
Le marché de prestige est un micromarché qui n’a été que faiblement impacté par la crise. Certains acquéreurs, victimes de leurs placements spéculatifs, ont reporté leur achat mais de façon non significative. Les propriétaires sont également conscients de la valeur de leurs biens compte tenu de leur rareté et du pouvoir d’achat des acquéreurs, au demeurant peu nombreux. C’est un marché certes marginal mais bien réel, non fluctuant sur les prix. Les exigences des acquéreurs de biens de prestige sont à la hauteur de leur budget. Les temps de trajets étant considérablement réduits grâce au TGV, ces personnes viennent principalement d’autres régions (Paris, Lyon…). Actuellement, les maisons provençales ne sont plus prisées, ils visent soit des appartements de centre-ville (secteurs préfecture, jardin de la Fontaine, tour Magne...) dans des immeubles haussmanniens, des maisons de maître, des hôtels particuliers ou des villas très contemporaines respectant les normes environnementales. Situées dans les collines nîmoises ou dans les villages proches, ces belles résidences sont encore peu nombreuses. Récemment, nous avons vendu deux maisons de maître du XVIIIe, une de 250 m2 avec jardin, à réhabiliter, partie à 630 000 € et une de 280 m2 avec jardin, affichée 620 000 €, vendue 580 000 € en raison des travaux à réaliser.
Les acquéreurs en quête de biens de prestige sont revenus en 2010. Avant 2008, cette clientèle, qui venait essentiellement de l’extérieur de la région n’hésitait pas à s’engager en prenant un prêt-relais. Ensuite il y a eu un gel puis, ayant réussi à vendre leur bien, ils ont pu acheter avec leurs disponibilités, car il s’agit en général d’un achat comptant. Ce type de clients a souvent un tissu social dans la région et recherche un bien pour sa retraite. Centrale et offrant toutes les commodités, Nîmes est la plus plébiscitée. Les villages vallonnés et dynamiques de la Vaunage sont également cotés, ils donnent accès aux avantages de la communauté de communes de Nîmes sans avoir une taxe foncière très élevée. Les maisons en pierres de la très pittoresque et touristique Uzès attirent aussi les clients et la ville compte une forte communauté anglophone. Les acquéreurs de biens haut de gamme veulent la proximité du centre, le calme, une piscine, une terrasse plein sud, de belles surfaces pour accueillir famille et amis, un environnement qualitatif… bref, tout. La demande est là cependant il y a un manque de biens, la ville est en train de changer dans le bon sens, nous sommes optimistes sur l’activité et le flux de population. Maintenant il est nécessaire que les beaux programmes immobiliers se développent.
- autres PAROLES D'EXPERTS
2 420 €
C’est le prix moyen de vente au m2 des appartements récents haut de gamme dans le secteur de Nîmes, sa région et Beaucaire.
Observatoire De L’Immobilier Du Gard, Ventes Réalisées Ente Le 1Er Janvier Et Le 30 Juin 2010
104 600 €
C’est le prix moyen de vente pour un terrain à bâtir de 1 500 à 2 500 m2 dans le Gard.
Observatoire De L’Immobilier Du Gard, Juin 2010
2 980 €
C’est le prix moyen de vente au m2 d’un appartement neuf de 4 pièces dans le secteur de Nîmes.
Observatoire De L’Immobilier Du Gard, Juin 2010
2 466 €
C’est le prix moyen de vente au m2 d’un appartement récent haut de gamme dans le secteur d’Uzès et sa région.
Observatoire De L’Immobilier Du Gard, Juin 2010