Dans un marché où la demande est supérieure à l’offre, la pierre s’affirme toujours comme une valeur refuge.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
La topographie immobilière de ce secteur rouennais n’a pas changé : les quartiers traditionnellement recherchés sont toujours les mêmes et la cote d’amour de Rouen rive droite est au beau fixe. Grandes maisons bourgeoises ou belles surfaces : les appartements de plus de 80 m2 dans l’ancien avec parquet et cheminée sont rares, et ceux, récents de plus de 100 m2 avec ascenseur et parking sont encore plus difficiles à trouver. La rareté de l’offre incite certains acheteurs à s’engager pour un 2e ou 3e achat avant même d’avoir revendu. Faut-il y voir un signe de confiance retrouvée ? Les petites surfaces bien placées connaissent elles aussi un bel engouement : la pierre s’affirme comme une valeur refuge.
Le marché tourne, mais les délais de négociation sont plus longs. Il y a toujours des biens surestimés par des vendeurs qui n’ont pas vraiment assimilé la réalité du marché. Les acheteurs multiplient les visites, reviennent 4 ou 5 fois, réfléchissent et les compromis sont parfois signés au bout de trois semaines. Les prix sont stables et le centre-ville est très demandé. Les futurs seniors et quinquagénaires mettent leur maison en vente pour revenir dans le centre dans des appartements de 100 m2, avec ascenseur et parking. Difficile à trouver dans l’ancien ! Ils se tournent alors vers le neuf, pour des budgets très supérieurs. Il y a pénurie de grands appartements avec ascenseur. Nous avons toujours quelques primo-accédants pour de petites surfaces qui intéressent aussi les investisseurs, typiquement des T2 entre 100 000 et 130 000 €.
Nous avons retrouvé une clientèle d’acquéreurs perdue pendant la crise. Les primo-accédants sont revenus dès le 1er semestre, avec un budget de 120 000 à 180 000 € pour un T2/T3. Depuis la rentrée, nous retrouvons des acquéreurs pour un second achat, souhaitant acheter avant de vendre : les stocks de biens qui sont au prix du marché diminuent, notamment pour les maisons et les appartements de plus de 100 m2. La rareté des biens, en particulier dans les quartiers de la gare ou de Juvenet, stimule les acheteurs qui n’hésitent plus à acheter avant même d’avoir revendu. Si le quartier prime, la qualité du bien, l’isolation et le bilan thermique, sont déterminantes en terme de plus value et de délais de vente. Nous estimons qu’il n’y a qu’un quart des logements en vente qui répondent à ces critères : à nous d’en expliquer l’enjeu à nos vendeurs.
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