Le marché immobilier niçois reste dynamique, et des programmes de prestige attirent à nouveau une clientèle internationale.
TROIS EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Grâce à son ensoleillement, sa qualité de vie, le renouveau de son centre-ville et un arrière-pays séduisant, Nice attire toujours autant. Les prix n’ont pas connu de baisse significative mais le marché est resté dynamique en 2010 grâce aux effets conjugués des dispositifs de la loi Scellier, des crédits historiquement bas (3,20 % sur 15 ans à taux fixe) et de diverses mesures incitatives mises en place dès la fin 2008 pour contrer les effets de la crise économique. D’après la FNAIM locale, sur un an, le nombre de compromis de vente a augmenté de 25 %, signe que les acquéreurs ont toujours confiance dans l’immobilier, valeur refuge par excellence, avec un important volume de transactions pour les biens affichant un m2 autour des 3 500 €. Autre phénomène, plusieurs quartiers auparavant délaissés, comme celui du cours de la Libération et les hauteurs de Nice, profitent aujourd’hui d’un vif regain d’intérêt avec l’arrivée du tramway nord-sud. Les prix sont également tirés vers le haut par le retour d’acquéreurs étrangers. L’attrait de la French Riviera ne faiblit pas, notamment auprès d’une clientèle russe, scandinave et anglo-saxonne qui se positionne sur les produits haut de gamme. Pourtant, Nice, comme l’ensemble des Alpes-Maritimes, se voit confrontée à un problème de stocks, notamment dans le neuf. Peu d’espoir donc de voir les prix s’orienter à la baisse : les terrains sont rares et les nouvelles normes basse consommation renchérissent le coût de construction. En effet, 7,9 % seulement des résidences principales sont des logements construits en 1990 ou après, 19,8 % sont des logements construits entre 1975 et 1989, 43,8 % des logements construits entre 1949 et 1974 et 28,5 % des logements construits avant 1949.
L’année écoulée s’est achevée sur une bonne
dynamique qui devrait se poursuivre en 2011 : nous avons du stock et la demande est revenue, profitant d’une stabilité des taux de crédit immobiliers à un niveau exceptionnellement bas. Une situation qui profite à l’ensemble de nos clients. Sur le secteur du port et de la place nationale, les investisseurs trouvent encore des deux et trois pièces autour de 300 000 €. Les locaux CSP+ recherchent plutôt de belles maisons et de grands appartements, d’une superficie de 130 à 140 m2, pour des budgets compris entre 700 000 et deux millions d’euros qu’ils trouvent aujourd’hui dans les quartiers situés à l’est de la ville. Quant aux familles, elles s’orientent vers le centre-ville ou les collines niçoises, où elles dénichent des beaux trois pièces avec un stationnement pour un budget allant de 300 000 à 500 000 €. Fin 2010, on a également constaté le retour d’une clientèle étrangère essentiellement russe, scandinave, anglo-saxonne et même italienne du Nord. Ces derniers n’hésitent pas à débourser entre 150 000 et 4 millions d’euros dans un pied-à-terre de la French Riviera avec le projet de le vendre dans quatre ans et de réaliser ainsi un beau retour sur investissement. D’une manière générale, les prix du marché niçois demeurent stables. Ils n’ont pas connu de baisse spectaculaire suite à la crise mais ne profitent pas non plus du regain d’activité pour s’envoler, à l’exception des quartiers de la Promenade des Anglais et du Carré d’or, où la pénurie de biens fait monter les tarifs. Par exemple, sur la célèbre promenade, le m2 s’affiche autour des 15 000 €.
Nous sommes positionnés plus particulièrement sur le secteur Est littoral, notamment sur le quartier de Mont-Boron, dont la proximité avec Monaco, à moins d’un quart d’heure, et du centre-ville niçois, attire des acquéreurs aux budgets conséquents à la recherche de belles villas et résidences avec un panorama sur la rade de Villefranche-sur-Mer et le Cap Ferrat. Grâce à son aéroport international et un centre-ville toujours en mouvement, ces biens trouvent aujourd’hui preneurs auprès d’une clientèle étrangère aisée, originaire des pays de l’Est, de Scandinavie, des Pays-Bas ou encore d’Angleterre, et attirée par un euro faible, mais également de Parisiens désireux d’investir dans un habitat secondaire. Les premiers n’hésitent pas à débourser entre 1,5 et 4 millions d’euros pour acheter la maison de leur rêve. Quant aux seconds, ils s’orientent de préférence vers des appartements des années 70 et 80, de trois ou quatre pièces, accessibles à partir de 700 000 €. Nous avons également une clientèle locale qui trouve encore des petits deux ou trois pièces à partir de 300 000 €. Mais l’offre se raréfie. Bordé par le massif forestier de Mont-Boron, ce secteur est protégé et n’offre plus aucune possibilité de construire de nouveaux logements…
Le marché immobilier du neuf fonctionne à deux vitesses. Tous les produits affichant un prix autour de 5 000 €/m2 trouvent rapidement preneur compte tenu des actuels avantages fiscaux ; un tarif aujourd’hui comparable ou légèrement majoré à celui de l’ancien. En revanche, les biens à plus de 8 000 €/m2 se vendent avec difficulté. Dans l’ancien, la situation est identique. Un produit négocié à un prix digeste et raisonnable se vend sans difficulté, soit actuellement, un m2 s’affichant en moyenne autour de
3 500 €. Nos volumes de vente sont donc repartis à la hausse en 2010 grâce à la politique de logements menée par l’État, notamment la loi Scellier, et les effets des taux d’emprunt bas. C’est donc le moment ou jamais d’acheter ou de vendre ! Grâce aux taux d’intérêts proposés autour de 3 %, tout le monde est gagnant… même le cédant ! Il est plus intéressant financièrement pour lui de se séparer de son bien et de placer la somme obtenue dans une bonne assurance-vie que d’attendre cinq ou dix ans pour vendre son bien à un prix hypothétiquement plus élevé. Par exemple, si les taux reprennent 1,5 % de hausse sur un prêt de 25 ans, l’acheteur perd 25 % de son pouvoir d’achat. La bonne santé de l’immobilier à Nice, mais plus généralement en France, est suspendue au maintien ou non du niveau bas des taux…
- autres PAROLES D'EXPERTS
3 902 €
C’est le prix moyen du m2 dans l’ancien à Nice pour un appartement de type T4.
Fnaim
363 200 €/M2
C’est le prix moyen pour une maison ancienne de 4 pièces sur le secteur de Nice.
Les Chiffres De L’Immobilier Des Notaires De France, Perval 2010
5 355 €
c’est le prix moyen au m2 pour un appartement neuf de 3 pièces sur Nice.
Les Chiffres De L’Immobilier Des Notaires De France, Perval 2010
3 970 €
c’est le prix moyen au m2 pour un appartement ancien sur le secteur de Nice.
Les Chiffres De L’Immobilier Des Notaires De France, Perval 2010