Jouissant d’atouts naturels qui ne cessent d’attirer de nouvelles populations, ces villes connaissent une vraie dynamique de marché.
TROIS EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Bordé par la Méditerranée au sud-est, l’Hérault offre de nombreuses richesses naturelles, le tout sous un climat clément, ce qui en fait une destination convoitée. Le département connaît une dynamique de logements depuis de nombreuses années, essentiellement due aux afflux de population mais la répartition est très inégale. Le grand Montpellier connaît un engouement constant, sa caractéristique forte demeurant son offre universitaire conséquente et ses nombreux investisseurs. Avant la crise, l’arrière-pays a bénéficié d’un regain de constructions afin de compenser la hausse des prix de la ville. Cependant, les acquéreurs ciblent le centre, la couronne nord et, d’une manière générale, les communes à proximité des commodités et de la mer ; au-delà de 20 km de la ville, le marché souffre encore. Appartenant également à la région Languedoc-Roussillon, le Gard fait partie des départements plébiscités, ceci concilié à des prix de l’immobilier parmi les plus bas du Sud. Les demandes sont également très variables, ainsi dans le secteur est de Nîmes ou de Vaunage, les recherches portent principalement sur des maisons récentes. À l’Uzège ou Barjac, la pierre a toujours la cote et les villes de la région de Nîmes sont ciblées pour le travail dans le cadre de mutations. La refonte de la fiscalité et le contexte économique et social augurent un marché 2011 plutôt serein. La prise de conscience des données économiques pousse les acquéreurs à agir, c’est-à-dire à investir de façon raisonnée dans l’immobilier ; valeur refuge par excellence.
Le marché héraultais reprend des couleurs sur les volumes mais pas sur les prix. Compte tenu de son vivier estudiantin, Montpellier fait partie des dix villes de France les plus prisées pour l’investissement locatif et les promoteurs ont été soutenus par la loi Scellier. D’une manière générale, le budget des acquéreurs locaux est de l’ordre de 150 000 € pour les T2 et plafonne à 350 000 € pour les villas. Le littoral, porté par le segment des résidences secondaires, a été touché par la contraction des acheteurs potentiels. Béziers, la deuxième ville du département, est davantage un marché de primo-accédants et de secondaires quand les étrangers, notamment les Anglais, sont présents, ce qui n’est pas le cas actuellement. Le patrimoine et l’activité portuaire de Sète lui confèrent un attrait particulier et ce micromarché a mieux résisté. Lunel concentre quant à elle les primo-
accédants grâce à ses prix attractifs et sa facilité d’accès à Montpellier. En 2010 le volume du nombre de mutations affiche une hausse de 15?% par rapport à 2009 mais cela ne suffit pas à combler les baisses consécutives de 2008 et 2009. Deux paramètres essentiels expliquent ce regain d’activité : la baisse des taux d’intérêt continue a permis de solvabiliser les acquéreurs et le débat sur la réforme des retraites a conduit à une prise de conscience sur le fait que l’immobilier d’acquisition ou locatif représente un bon investissement pour sa retraite. Je pense que le plus dur est fait et suis assez serein pour 2011, je ne parlerai pas de reprise mais de marché équilibré.
Conscients qu’ils viennent de vivre une crise, les acquéreurs veulent être sûrs de pouvoir revendre ; l’emplacement est pleinement redevenu le critère de choix et il est fortement lié au prix. On constate que de plus en plus de normes sont intégrées, tel que le BBC, celles-ci vont peser sur les capacités de revente mais plus on exige des normes, plus les prix vont augmenter. Les taux d’intérêts actuels sont pour beaucoup dans la relative fluidité du marché, gageons qu’ils restent bas puisque cela permet de soutenir l’acquisition et de pouvoir enrayer les conséquences de la crise. On peut être optimiste, l’immobilier demeure l’un des meilleurs placements d’avenir à partir du moment ou la capacité d’acquisition reste intacte. Il faut donc veiller à tout emballement du marché, surtout dans une région comme la nôtre, ce qui va de pair avec une meilleure répartition de la population. Il faut préserver le cadre de vie car la volonté d’étudier, de travailler, de vivre et de passer ses vieux jours au soleil engendre une pression immobilière mais on ne peut pas couvrir l’arc méditerranéen de béton au risque de sacrifier les zones préservées et ce qui fait l’attractivité du territoire. 2011 sera nécessairement l’année de la reprise mais avec des paramètres inconnus ; il faut savoir raison garder et mixer l’offre afin d’entretenir un marché régulier et de qualité.
Je suis convaincu que 2011 sera une année de « rattrapage », marquée par un volume des ventes en progression. On ne parlera peut-être plus des effets de la crise, mais il est évident que le marché est ressorti fragilisé de cette période. À l’actualité internationale s’est greffée une série d’annonces nationales qui ont introduit le doute dans l’esprit des gens. Le secteur de l’immobilier, que ce soit au niveau réglementaire ou fiscal, a besoin de stabilité pour reconquérir la confiance des citoyens. Entre les ventes dans l’ancien, tout secteur confondu du deuxième semestre 2009 et celles du premier semestre 2010, la tendance affiche une hausse de 1,1?% dans le Gard. Cependant les prix de mise en vente ne sont pas toujours en adéquation avec le prix du marché. Il faut être optimiste pour l’avenir pour la bonne et simple raison que beaucoup de Français veulent devenir propriétaires et qu’à l’heure actuelle toutes les conditions sont réunies pour les accompagner dans ce choix. De nombreux ménages qui ne pouvaient plus acheter ces dernières années, se retrouvent sur le marché en acheteurs potentiels et sont de nouveaux « finançables ». L’année 2011 sera leur année. L’Observatoire de l’immobilier du Gard, est un bon point de repère pour connaître les prix du marché que ce soit pour la revente ou l’achat.
- autres PAROLES D'EXPERTS
153 600 €
C’est le prix moyen d’un terrain à bâtir de 900 à 1 500 m2 dans l’Hérault.
Chiffres De L’Immobilier Des Notaires De France, Perval, Octobre 2010
+ 29 %
C’est l’augmentation du nombre de transactions dans l’ancien à Nîmes et sa région sur un an (+ 8 % sur le 2e semestre 2010).
L’Observatoire De L’Immobilier Du Gard, 2E Semestre 2010
2 760 €
C’est le prix moyen au m2 d’un appartement neuf de 3 pièces dans le secteur de Lodève, Hérault.
Immoprix - Les Chiffres De L’Immobilier Des Notaires De France, Perval 2010