Varié et attractif, le marché de l’immobilier de Perpignan et de sa région est en phase dynamique de reprise.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Située dans le département des Pyrénées-Orientales, Perpignan est une de ces rares villes françaises qui cumulent proximité avec la mer et la montagne. Cette situation géographique se double d’un climat exceptionnellement clément, avec plus de 300 jours de soleil par an. Particulièrement dynamique au niveau du tourisme, Perpignan est la deuxième agglomération du Languedoc-Roussillon et connaît une croissance rapide de sa population (280 000 habitants en 2007) avec un afflux de retraités mais aussi de salariés du secteur tertiaire qui choisissent de s’installer en ville, dans les villages des bords de mer ou dans l’arrière-pays, où les prix de l’immobilier sont très abordables.
Cette année, le marché de Perpignan s’est considérablement amélioré. Les conditions sont en effet idéales pour l’acquisition de biens immobiliers en résidence principale et en primo-accession avec des taux d’intérêt bas et des incitations fiscales fortes. Cependant, certains vendeurs ont du mal à proposer leur bien à la vente au prix du marché. C’est pourtant la condition sine qua non d’une vente dans des délais raisonnables, car il y a de toute façon systématiquement négociation. Nous avons vendu en octobre une maison située à Canet-Village de 125 m2 habitables sur 420 m2 de terrain avec piscine, pergola et terrasse dans un quartier calme à 384 000 € en trois mois avec un prix initial de 429 000 €. De même, dans le centre de Perpignan dans un immeuble bourgeois ancien de caractère, ce F1 bis avec mezzanine et terrasse est parti à 69 500 € en deux mois avec un prix de départ de 77 000 €. En revanche, dans le secteur des Albères, nous avons vendu à des primo-accédants une grange de 160 m2 répartis sur deux niveaux à réhabiliter en une semaine à 87 000 € sans négociation.
Le marché est en phase de reprise sur l’ensemble des Pyrénées-Orientales avec une forte demande qui porte principalement sur les petits biens avec des prix entre 100 000 et 250 000 €. Il s’agit donc d’un redémarrage caractérisé par le retour d’une clientèle de primo-accédants qui recherchent des produits anciens situés dans des villages, proches des commerces avec des travaux à effectuer ou des rénovations, d’une superficie de 100 m2 en moyenne à 2 000 €/m2 maximum. Nous venons de vendre une maison de 130 m2 rénovée en partie à 1 350 €/m2 dans un village un peu éloigné de la côte, ce qui explique son prix. Cette clientèle se tourne aussi vers les terrains constructibles situés dans l’arrière-pays où le foncier est proposé à des prix modérés de l’ordre de 300 €/m2 comme c’est le cas par exemple dans la commune de Corbère, un village dynamique qui s’ouvre à la construction.
- autres PAROLES D'EXPERTS
1 572 €
C’est le prix moyen de vente au m2 d’un appartement ancien à Perpignan.
Notaires De France, Avril 2010