De Cagnes-sur-Mer à Saint-Laurent-du-Var, le neuf s’impose et la reprise des ventes tire à nouveau les prix vers le haut.
TROIS EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Sur le littoral ouest de Nice, les communes de Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var et Villeneuve-Loubet représentent un marché homogène et pourtant différencié. Longtemps assimilées à des villes-dortoirs, Cagnes-sur- Mer et Saint-Laurent-du-Var ont, ces dix dernières années, bénéficié de projets d’aménagement public d’envergure et de la construction de nombreux programmes neufs, qui ont développé un caractère résidentiel de plus en plus prisé. Avec son centre villageois, ses copropriétés les pieds dans l’eau comme la Marina-Baie-des-Anges et l’Atoll Beach, ou encore ses villas avec vue sur mer du quartier des Hauts-de-Vaugrenier, qui s’échangent entre 700 000 et 750 000 € en moyenne, Villeneuve-Loubet jouit d’une image plus qualitative. Actuellement, les actifs locaux profitent de la baisse des taux d’intérêt pour réaliser leur projet d’acquisition d’une résidence principale, pour l’essentiel des appartements de 2 à 3 pièces pour des budgets inférieurs à 300 000 €. Les prix varient considérablement, selon les communes et les quartiers. À Cagnes-sur-Mer, ils démarrent à 2 500 €/m2 dans les copropriétés des années 1960-70 des environs de la gare, pour monter vers les 5 000 € le m2 dans le quartier des Plateaux-Fleuris à Saint-Laurentdu- Var. La reprise des ventes tire à nouveau les prix vers le haut depuis le début de l’année. Ceux qui avaient acquis leur appartement en 2007 ont pu récemment le revendre au prix auquel ils l’avaient acheté.
Nos clients sont principalement des actifs locaux, à la recherche d’une résidence principale. En achatrevente, les 3-pièces présentés au prix de 280 000 € en moyenne sont les biens les plus recherchés. Resolvabilisés par la baisse des taux d’intérêt, les primo-accédants font également leur retour en force sur les 2 pièces jusqu’à 180 000 € et les 3 pièces jusqu’à 230 000 €. Depuis le début de l’année, la reprise de la demande et de la confiance des acheteurs s’est traduite par une légère hausse des prix. Celle-ci a corrigé la petite baisse intervenue courant 2009. De façon générale, nous constatons que nos acquéreurs bénéficient des effets de la crise. Les prix se sont globalement maintenus entre 2008 et 2010, alors que les taux d’intérêt ont atteint leur niveau plancher. À bien identique, le coût global d’achat à crédit en 2010 s’avère être 10 % moins cher qu’en 2008. Pour exemple, un couple de jeunes clients s’est récemment porté acquéreur d’une maison mitoyenne de 75 m2 avec un petit jardin, pour 400 000 € environ. Le fait qu’ils aient pu bénéficier d’un taux d’emprunt de 4 % sur 30 ans a favorisé l’acceptation de leur dossier de crédit, alors qu’ils n’auraient certainement pas pu financer le même achat en 2008. Actuellement, les appartements et les maisons de qualité, présentés au prix du marché, se vendent rapidement. Beaucoup d'acheteurs sont en attente, et il suffit de les relancer. Nous sommes dans une période très favorable mais qui ne devrait pas durer, car les taux bancaires devraient commencer à remonter en 2011. C'est le bon moment pour emprunter et acheter.
Le marché a plutôt tendance à reprendre, grâce à des taux d’intérêt au plus bas depuis la fin de la guerre. Cette situation contribue à resolvabiliser les primoaccédants. La diminution des prix des mandats, intervenue entre 2009 et début 2010, renforce évidemment cette tendance, même si cette baisse s’est ici contenue dans les - 10 % et n’a pas été aussi forte que dans d’autres régions françaises. Toutefois, sous la pression de la demande, on enregistre une légère reprise des prix de l’ordre de + 2 à 3 % depuis la fin du premier semestre 2010. À Villeneuve- Loubet, qui est une commune plus résidentielle que ses voisines Cagnes-sur-Mer et Saint-Laurent-du-Var, le marché de la résidence principale vit plutôt sur la demande de villas présentées entre 450 000 € (le prix d’une jolie maison jumelée), et 550 000 € (celui d’une villa individuelle d’une centaine de m2 habitables avec jardin). Or, un décalage persiste entre les souhaits des acquéreurs et les prix réels des biens. Pour que l’offre et la demande se rejoignent, nous essayons de négocier des baisses de prix avec les vendeurs et nous travaillons également avec des courtiers, de façon à trouver les taux d’intérêt les plus bas possibles et optimiser ainsi la capacité d’endettement des acquéreurs. Le marché des appartements se concentre essentiellement dans le village, où l’offre concerne surtout des petites surfaces, et à la Marina-Baie-des-Anges, où les reventes, qui relèvent plutôt de l’investissement locatif et de la résidence secondaire, se signent pour la plupart entre 8 000 et 9 000 € le m2.
Depuis l’ouverture de notre première agence à Cagnes-sur-Mer en 2007, nous développons notre réseau dans tout le Sud-Est. Une agence Remax ouvrira ses portes à Nice d’ici à janvier, puis, au cours du premier trimestre, à Menton, Fréjus et Antibes. Cette implantation géographique nous permet de ressentir un regain d’activité du marché immobilier. Les délais d’écoulement se sont améliorés par rapport à l’an dernier, mais le marché n’a pas encore retrouvé sa stabilité de 2006-2007, le volume des ventes variant beaucoup d’un mois à l’autre. La reprise reste irrégulière, même si nous vendons aussi bien des produits haut de gamme à plus d’un million d’euros, comme récemment à Villefranche-sur-Mer, que des studios à partir de 90 000 € à Cagnes-sur-Mer. Cette tendance confirme l’amélioration du marché par rapport à l’an dernier, où nous avions uniquement enregistré des achats de besoin qui ne dépassaient pas le petit 3 pièces. Les achats d’impulsion, les biens qui paraissent difficiles à vendre et trouvent pourtant vite preneur, font leur retour. Parallèlement, des biens présentés au prix du marché et qui sont parmi les plus demandés, peuvent mettre du temps à se vendre. Il s’agit à Cagnes-sur-Mer des 2 pièces entre 160 000 et 220 000 €, des 3 pièces entre 230 000 et 280 000 € et des villas entre 400 000 et 600 000 €.
- autres PAROLES D'EXPERTS
3 410 €
C’est la fourchette moyenne basse du prix de vente au m2 d’un appartement ancien à Cagnes-sur-Mer, la fourchette moyenne haute s’élevant à 5 400 € le m2.
(Source : Perval / Notaires De France, Octobre 2010)
394 000 €
C’est la fourchette moyenne basse du prix de vente d’une maison ancienne à Saint-Laurentdu- Var, la fourchette moyenne haute s’élevant à 525 600 €.
(Source : Perval / Notaires De France, Juillet 2010)
4 090 €
C’est la fourchette moyenne basse du prix de vente au m2 d’un appartement neuf à Cagnes-sur-Mer. À Villeneuve-Loubet, la fourchette moyenne haute du neuf monte à 6 090 € le m2.
(Source : Perval / Notaires De France,Octobre 2010)