Avec une offre et une demande pas toujours en adéquation, primo-accédants et actifs havrais peuvent tirer leur épingle du jeu.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Située à une vingtaine de kilomètres au nord-est du Havre, Criquetot-l’Esneval n’est qu’à une dizaine de minutes d’Étretat et du littoral. Cette petite ville fleurie et ses lieux-dits environnants ont à la fois le charme de la campagne et tous les atouts d’une vie commerçante et associative active. Les nombreuses commodités et les infrastructures scolaires et sportives séduisent les familles et les primo-accédants qui recherchent des maisons individuelles, anciennes ou plus récentes, souvent avec de belles parcelles. La population de Criquetot-l’Esneval rajeunit et a doublé depuis le début des années soixante-dix : les actifs du Havre viennent ici trouver un cadre de vie agréable, à hauteur de leur budget.
La reprise n’est pas installée, il est difficile d’avoir de la visibilité. Nous avons noté une petite reprise depuis la rentrée : les acheteurs veulent bénéficier des avantages fiscaux avant qu’ils soient modifiés à la fin de l’année. Les acquéreurs ciblent des biens à moins de 200 000 €, avec, en majorité une enveloppe de 150 000 à 180 000 €. C’est le cas de beaucoup de primo-accédants ou de couples recomposés travaillant au Havre. Leur premier critère de choix est le budget : idéalement, une maison de 3 chambres, avec un garage et un jardin, difficile à trouver pour 150 000 € sans travaux ! Il y a toujours un décalage entre l’offre, trop élevée, et la demande, et il est parfois utile de rappeler la conversion francs/euros ! Les gens ont la volonté d’être propriétaires, mais leurs budgets ne sont pas toujours en phase avec leurs souhaits : ils doivent parfois faire l’impasse sur un de leurs critères de départ.
La plus forte demande émane de primo-accédants qui ont un budget maximum de 180 000 €.Ils cherchent une maison traditionnelle ou ancienne, évolutive et avec travaux, en campagne proche, avec un peu de terrain. Il y a peu de maisons récentes qui correspondent à ce budget, ainsi qu’une pénurie de demandes pour les biens d’un montant supérieur à 250 000 € pour lesquels l’offre est importante. Pour l’instant, il y a peu de deuxièmes achats : les acquéreurs font encore preuve d’attentisme. Il y a quelques cas limités de transactions pour de belles propriétés. Il est difficile de faire coïncider l’offre, les vendeurs étant encore trop gourmands, et la demande : les budgets sont plafonnés. Les négociations sont plus difficiles qu’il y a 6 mois. Les prix ont perdu entre 5 et 7?% ces deux dernières années : Criquetot-L’Esneval n’est pas un marché spéculatif.
- autres PAROLES D'EXPERTS
162 000 €
C’est le prix moyen de vente des maisons anciennes à Rouen, au 2e trimestre 2010.
Note De Conjoncture Immobilière Des Notaires De France, Novembre 2010