Traversant la ville, ce quartier fournit aux citadins de nombreuses commodités et des biens immobiliers de gammes diverses.
QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Artère principale de la commune iséroise, orientée est/ouest, les grands boulevards sont entrés dans une phase de renouveau depuis le printemps 2006, avec la mise en service de la ligne C du tramway. Ce chantier a occasionné de nombreux travaux de voirie et d’embellissement : plate-forme du tramway engazonnée, quadruple rangée d’arbres, remplacement des voies de circulation et aménagement de pistes cyclables et de contre-allées de stationnement. En parallèle, des travaux de ravalement de façades ont été conduits jusqu’en 2008. Autant de changements qui ont augmenté l’attrait de ce quartier, proche du centre et de toutes les commodités, mais dont les biens immobiliers n’ont pas atteint les prix pratiqués dans l’hypercentre. Ce quartier assez étendu démarre au Pont de Catane par le boulevard Joseph-Vallier, se poursuit sur le boulevard Foch et la place Gustave-Rivet, avant de se terminer par les boulevards Joffre et Albert-1er-de-Belgique. Il se compose de nombreux immeubles des années 60, et d’autres plus cossus des années 40 et 50, offrant un meilleur standing. Quant au nouveau et tout proche centre commercial de la caserne de Bonne, ouvert en septembre dernier, il ajoute de la valeur au secteur. Les grands boulevards et le projet urbain de la caserne de Bonne ont été sélectionnés par l’Union européenne comme lieu-pilote et lieu d’étude sur l’habitat écologique.
Ce secteur est monté en gamme avec l’arrivée du tramway C et, plus récemment, avec la construction du quartier de Bonne. Cependant, le bruit et les grandes barres inesthétiques constituent encore des freins pour certains. Les acquéreurs apprécient l’accès facile à l’entrée de la rocade (Chambéry et Lyon), les transports en commun, la proximité du centre, les commerces sur place, la vue dégagée en étage élevé et quelques belles terrasses en dernier étage. La crise a fait considérablement baisser les prix dans les immeubles courants des années 60. Les appartements y deviennent difficilement vendables, sauf s’ils sont à des prix peu élevés. Comme partout, les vendeurs ont tendance à surcoter leurs biens, et les acquéreurs n’hésitent pas à faire des offres 15?% en dessous des prix de départ. Sur le boulevard Joseph-Vallier, nous avons plutôt affaire à des primo-accédants ou à des investisseurs cherchant de la rentabilité, car les prix sont peu élevés. Les axes Joffre et Albert-1er-de-Belgique concentrent une clientèle plus haut de gamme, en quête de beaux appartements et de plus grandes surfaces. La proximité du quartier Chavant agit comme un plus.
Plus Joli, plus homogène, un environnement qui gagne en qualité depuis les divers travaux entrepris en 2006. Le quartier des grands boulevards gagne en accessibilité, grâce à la ligne C du tramway, en dynamique et en diversité avec la Caserne de Bonnes. Mais, malgré tout ces attraits, les prix ne s’envolent pas pour autant mais nous enregistrons même une légère hausse. Entre des immeubles présentant des appartements de type « Plan courant » et des appartements plus cossus, nous sommes souvent fasse à des acquéreurs (primo-accédant et/ou investisseurs) qui prennent le temps de la réflexion mais qui malgré tout se positionnent en misant sur le devenir du quartier. Par ailleurs, il est tout de même, important de rappeler que le critère de choix principal a toujours été le quartier ! Nous avons vécu quasiment de l’intérieur la mutation de ce quartier « Caserne Bonne », ce qui nous permet aujourd’hui de maîtriser parfaitement l’environnement afin d’accompagner et de conseiller au mieux nos différents clients (acquéreurs et vendeurs). A titre d’exemple, nous avons vendu un appartement de 64 m2 dans un bel immeuble à 180 000 €. Pour ce même type de bien en hypercentre, il faut rajouter de 20 000 à 40 000 €.
Sur ce secteur géographique particulièrement, le marché se développe de façon substantielle depuis quelques années. La mise en service assez récente de la ligne C du tramway, associée à l’embellissement, par de grands travaux sur les boulevards, en est la première raison. Mais il existe un autre intérêt plus profond celui-là : juste à l’arrière de ces grandes façades, se nichent de jolis petits quartiers de type « village » avec de nombreux pavillons et d’anciennes maisons bourgeoise. Il s’agit de la Capuche, avec la rue de Stalingrad très demandée, le secteur calme des Eaux Claires, la zone de l’Aigle, plus proche du centre-ville, mais également La Mutualiste avec la place Saint-Bruno, très branchée actuellement. La crise a eu pour effet de réguler les prix vers une tendance quasi normale, mais malgré tout, les délais de vente sont plus longs qu’avant la crise de 2008. Les acquéreurs sont très vigilants et se concentrent davantage sur des critères d’environnement et de qualité de vie. La grande majorité cible surtout le boulevard du Maréchal-Foch, c’est-à-dire entre la place Gustave-Rivet et le cours Jean-Jaurès. Ils souhaitent un étage élevé, une bonne exposition et une place de parking ou un garage, le point noir de cette zone. Nous avons vendu récemment un appartement de type 4, d’une surface de 90 m2, en étage élevé, avec quelques travaux, dans un immeuble de bon standing, au prix de 185 000 € (annoncé à 195 000 €).
Les points forts des grands boulevards sont nombreux : proximité de l’hypercentre, implantation d’enseignes nationales dans le nouveau quartier de la caserne de Bonne, fonctionnalité de la ligne C du tramway traversant Grenoble de Seyssinet à Saint-Martin d’Hères, prix au mètre carré raisonnables… D’où un très bon rapport qualité-prix, et un axe direct aux facultés qui favorise l’investissement locatif. Redynamisé, modernisé et végétalisé, ce quartier connaît un regain d’intérêt. Face à la multitude d’informations auxquelles sont confrontés les acquéreurs et les vendeurs, notre rôle prend tout son sens. Les premiers sont en quête de meilleures prestations et friands d’informations techniques. Les seconds s’avèrent un peu désorientés entre la baisse des prix et l’annonce d’une reprise. Nous devons donc faire preuve d’impartialité, maîtriser le terrain ainsi que le prix du marché, apporter les connaissances juridiques et accompagner nos clients dans les formalités administratives.
- autres PAROLES D'EXPERTS
2 266 €
C’est le prix moyen de vente au m2 des appartements anciens sur les grands boulevards de Grenoble.
Chambre Des Notaires De L’Isère, Juin 2010
3 577 €
C’est le prix de vente moyen au m2 des appartements neufs sur les grands boulevards.
Chambre Des Notaires De L’Isère, Juin 2010
13 %
C’est le taux de ventes d’appartements anciens effectuées sur les grands boulevards en 2009, par rapport à l’ensemble des transactions réalisées sur Grenoble.
Observatoire Des Notaires De L’Isère, Avril 2010
146 619 €
C’est le prix de vente moyen au m2 d’un appartement ancien sur les grands boulevards de Grenoble.
Chambre Des Notaires De L’Isère, Juin 2010