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Dossier spécial Var et Région
 
PAROLES D'EXPERTS

LA DRACÉNIE REPREND DES COULEURS


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En dépit des graves inondations de juin dernier, le marché immobilier de la Dracénie se reprend grâce à une demande locale forte.

QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

Village de la Dracénie, Châteaudouble offre aux acquéreurs un site exceptionnel à quelques kilomètres de la ville.
Village de la Dracénie, Châteaudouble offre aux acquéreurs un site exceptionnel à quelques kilomètres de la ville. . Communauté d’Agglomération Dracénoise

Si le marché immobilier de la Dracénie, un ensemble de seize communes réunies autour de Draguignan, a plutôt bien résisté à la crise, laquelle a d’ailleurs eu un effet modérateur sur l’envolée des prix, les fortes inondations de juin dernier ont paralysé les demandes. Les effets conjugués de ces deux événements majeurs ont modifié la physionomie du marché avec des stocks de biens à vendre en augmentation de 45?% entre 2008 et 2010. Conséquence, l’offre est aujourd’hui plus importante que la demande. Pourtant, le territoire de la Dracénie demeure une valeur sûre qui attire une clientèle à la recherche d’un cadre de vie agréable et tranquille, entre la Provence et la Côte d’Azur, les gorges du Verdon et la Méditerranée. Soit une face méconnue du Var, loin de celle des agglomérations varoises recherchées par les touristes et les acheteurs étrangers ou parisiens. C’est donc essentiellement des familles de la région qui s’installent dans les villages authentiques de la Dracénie, blottis entre pinèdes et vignobles, afin de profiter des avantages de la ville, de ses commerces et de ses écoles, dans un environnement tranquille et verdoyant. De plus les prix demeurent attractifs avec un tarif au m2 dans le neuf s’affichant autour des 3 000 €. Au premier trimestre 2010, ils enregistraient une légère baisse de 4?%.

LES VILLAS ONT LE VENT EN POUPE

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Il y a une dizaine d’années, les maisons de village étaient très recherchées, mais elles sont désormais bien plus chères. À Draguignan, la première demande concerne donc les villas de 85 à 90 m2 avec jardin, qui se négocient entre 250 000 et 300 000 €. Ces budgets attirent les actifs du golfe de Saint-Tropez et de Saint-Raphaël, dans l’impossibilité de se loger compte tenu des prix pratiqués sur la côte. Pour le même montant, ils préfèrent habiter une villa qu’un T3 en jouissant de la tranquillité et du cadre de vie offert par Draguignan et ses environs. Toutefois, la majorité des acquéreurs travaille en Dracénie, d’où un secteur porteur. Côté appartements, les investisseurs sont friands de biens neufs destinés à la location et les primo-accédants recherchent plus particulièrement dans la vieille ville, où le mètre carré se négocie autour de 1 500 € dans l’ancien. Les biens ayant moins de dix ans, affichés en moyenne entre 3 000 et 3 500 € le m2, attirent quant à eux une clientèle de secundo-accédants vendant une maison pour s’installer dans le centre-ville.

60 À 70?% DES VENTES SE FONT EN RÉSIDENCE PRINCIPALE

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Le marché immobilier semble bien se porter dans le secteur ouest de la Dracénie. Nous constatons une légère hausse de l’ordre de 5?% du nombre des ventes entre janvier et septembre de cette année par rapport à la même période sur 2009. La reprise a eu lieu dès l’annonce des mesures gouvernementales, dévoilées le 27 décembre 2008 par l’État. Par reprise, il ne faut pas entendre que les ventes sont reparties de plus belle, mais simplement que les mutations ont recommencé à se faire. Dans le secteur de Lorgues, Taradeau, Vidauban où nous évoluons, nous ne ressentons pas qu’un type de bien en particulier a été davantage touché par la crise. La déflation des prix est constatée sur l’ensemble des biens immobiliers mais le marché ne s’est pas effondré comme en 1992 où les biens se négociaient à des prix 30?% moins élevés que l’année précédente. La bulle spéculative a explosé sans pour autant dépasser 12?% de baisse au total. La spécificité de notre secteur demeure dans la proportion très faible des ventes en résidence secondaire en comparaison avec la frange littorale. Dans ce contexte, la résidence principale se taille la plus belle part des ventes avec 60 à 70?% des transactions annuelles. Une situation corroborée par un autre chiffre : selon les années, 75 à 85?% des ventes sont réalisées avec des acquéreurs habitant déjà dans le département. On constate par ailleurs que l’investissement locatif représente aujourd’hui une part importante de notre activité dans le secteur de la Dracénie, soit environ 25?% des ventes par an.

LE MARCHÉ A REPRIS

Dans le secteur de Vidauban, 75 à 85?% des ventes sont réalisées par des acquéreurs habitant déjà le département.
Dans le secteur de Vidauban, 75 à 85?% des ventes sont réalisées par des acquéreurs habitant déjà le département. . Communauté d’Agglomération Dracénoise

Les importantes inondations de juin dernier, endommageant de nombreuses habitations, a ralenti le marché immobilier. À ce moment-là, les futurs acquéreurs ont préféré différer leur achat ou changer de secteur. Depuis, le marché a repris et ne se comporte pas trop mal. Contrairement à ce que l’on entend dans les médias, les prix ont tendance à baisser. C’est la demande qui est en hausse. Une confusion qui trouble aussi bien les acquéreurs que les vendeurs. Sûrs de leur bon droit, ces derniers n’hésitent plus à gonfler la valeur de leurs biens avant de revenir à un prix conforme au marché. Par exemple, une belle maison mise en vente à 680 000 € partira à 100 000 € de moins. D’autant que la majorité des budgets des acquéreurs est actuellement comprise entre 280 000 et 320 000 €. Dans notre secteur, cette clientèle se compose essentiellement de locaux cherchant à devenir propriétaires : des familles qui viennent à Draguignan pour raisons professionnelles, des locataires souhaitant devenir propriétaires ou encore des retraités voulant se rapprocher d’un centre-ville et posséder un bien plus petit. Je pense que le marché ne subira pas de grand chamboulement en 2011, les agences devront faire preuve d’encore plus de professionnalisme afin de satisfaire l’ensemble de leur clientèle vendeur-acquéreur.

UNE FORTE DEMANDE POUR LES PETITES SURFACES

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La demande bouge peu… le marché tourne actuellement au ralenti et a pris un coup avec les inondations de juin dernier. Dans certains logements, on a relevé jusqu’à 1,70 m d’eau, obligeant l’arrêt de transactions bien engagées et de certains projets immobiliers dans le secteur de la Dracénie. Nous vendons aujourd’hui beaucoup d’appartements de petites surfaces, du studio au T3, les T4 étant difficiles à trouver. Ce type de biens trouve preneur auprès des familles, des primo-accédants et des investisseurs, très actifs sur notre territoire et pour l’essentiel régionaux. Pour le moment, nous avons du stock et commercialisons l’un des six programmes en cours de construction à Draguignan et ses environs à des prix correspondant aux attentes des acheteurs. Le m2 neuf s’affiche entre 2 700 et 3 000 €, selon les communes de la Dracénie. En comparaison, dans l’ancien, il est évalué entre 1 800 et 2 000 €. Nous venons de réaliser, par exemple, une transaction sur un appartement neuf de 83 m2 avec terrasse à 247 000 € à Lorgues.

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