Le marché immobilier de Rennes a retrouvé son volume de transactions et s’est dynamisé depuis la rentrée.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
La rocade a fixé les limites du développement et de l’urbanisation de la ville intra-muros. Le centre historique rennais, autour du Parlement, de la place des Lices et de la cathédrale Sainte-Anne plaît pour ses maisons à colombages et ses immeubles en pierres du XVIIIe siècle. Les immeubles bourgeois du XIXe siècle ont été édifiés après l’aménagement de la Vilaine, tandis que la rénovation du quartier du Colombier a permis la construction d’immeubles dans les années 70. Aujourd’hui, la ville se reconstruit avec des opérations de renouvellement urbain. En témoigne le quartier sud gare, proche du centre, avec l’aménagement futur de la nouvelle gare et à terme, le quartier EuroRennes. Avec une constante : plus on se rapproche du centre, plus les prix sont élevés !
Nous avons retrouvé sensiblement le volume de ventes. Les investisseurs reviennent pour du T1 au T3 : du locatif étudiant, souvent dans l’optique d’un retour urbain. L’emplacement et les commodités sont déterminants, et l’ascenseur, rare dans les immeubles du XVIIIe et XIXe siècle, est un critère important pour les futurs seniors. En ce moment, les quartiers du Mail François-Mitterrand et d’Arsenal-Redon sont très demandés : calmes et résidentiels, proches du centre. L’été est une période de mutations professionnelles : les acquéreurs néo-rennais recherchent de grands appartements, anciens de caractère ou récents, entre 450 000 et 600 000 €, travaux de rénovation inclus. La fourchette 300 000-400 000 € est un peu plus compliquée, avec moins de produits qui répondent aux demandes. Intra-muros, il y a autant de marchés que de quartiers, avec des prix au m2 de 1 500 à 4 500 € et plus.
Depuis la rentrée, nous avons retrouvé un nombre d’acquéreurs comparable à celui de 2007. Les investisseurs reviennent à la pierre, une valeur sûre. Nous travaillons essentiellement en centre-ville, dans les quartiers du Parlement, de la mairie et du Colombier. La demande est supérieure à l’offre, en particulier pour les T3 et T4, notre cœur de marché, qui intéressent les jeunes couples avec un enfant et les futurs retraités. Les seniors cherchent surtout des appartements avec ascenseur, ce qui est un peu compliqué dans l’ancien en centre-ville, et de préférence dans une petite copropriété : un 2e ou 3e achat pour se rapprocher de toutes les commodités après avoir quitté une maison individuelle. Il y a eu un sursaut en octobre, avec la perspective de nouvelles lois financières en 2011. Avec une moyenne d’environ 3 000 €/m2 en centre-ville, les primo-accédants vont plutôt en péricentre, plus abordable.
- autres PAROLES D'EXPERTS
2 458 À 2 771 €
C’est la fourchette des prix des appartements anciens à Rennes.
Fnaim, Octobre 2010