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Dossier spécial Grenoble et Région
 
PAROLES D'EXPERTS

GRENOBLE, LE NEUF POUR NAVIRE AMIRAL


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Réputé pour ses produits respectueux de l’environnement, l’immobilier neuf, dans le bassin grenoblois, a le vent en poupe.

QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

Ville en évolution, Grenoble est à la pointe des constructions BBC (bâtiments basse consommation).
Ville en évolution, Grenoble est à la pointe des constructions BBC (bâtiments basse consommation). . Cogedim - Arka Studio

L’une des singularités grenobloises repose sur le fossé qualitatif qui sépare le marché de l’immobilier ancien de celui des constructions neuves, très en avance dans le respect des normes environnementales par rapport au reste de l’Hexagone. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’éco-quartier de la Zac de Bonne a obtenu le grand prix national des projets Éco-quartiers en 2009. Après une année 2008 perçue comme un accident de parcours, les promoteurs immobiliers affichent de nouveau un visage serein, même si l’essoufflement de certains dispositifs fiscaux comme la loi Scellier ou l’arrêt du pass-foncier laissent planer quelques doutes sur la bonne marche des événements à venir. Alors que près de 70?% des réalisations étaient vendues à des investisseurs (un rapport plutôt déstabilisant) le retour des « propriétaires occupants » sur le devant de la scène augure d’un avenir prometteur. En outre, la ville s’embellit, se développe, tandis que le complexe scientifique de Minatec porte le rayonnement de Grenoble bien au-delà des frontières régionales. Mais dans les prochaines années, en raison du vieillissement de la population, un défi de taille attend les promoteurs : construire plus, dans le respect des normes BBC et pour des budgets plus restreints.

LES PRIX SE SONT ASSAGIS

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Dans la continuité du second semestre 2009, 2010 est une bonne année. Nous manquons même d’offres sur le marché. Notre activité a été soutenue par le dispositif Scellier mais également pour une part significative par le pass-foncier, dispositif destiné aux primo-accédants. Si ce dernier s’arrête en fin d’année, le nouveau prêt à taux zéro, qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain, restera, je l’espère, attractif. Notre atout : ne proposer quasiment que des programmes BBC, indispensables aujourd’hui. Contrairement à d’autres territoires rhônalpins, la reprise dans le bassin grenoblois n’a pas sonné la remontée des prix qui se sont plutôt assagis. Ainsi, à Meylan, Saint-Ismier, La Tronche ou encore l’Île verte, le prix du m2 se situe entre 3 900 et 4 300 €. Des communes comme Saint-Martin ou Échirolles, qui avaient beaucoup construit et poursuivent sur leur lancée, sont boostées par des équipements municipaux de qualité et le tramway, élément déterminant, faisant que le m2 tourne alors autour de 3 100 €. Dans l’avenir, il faudra compter avec Saint-Egrève, Saint-Martin-le-Vinoux, Le Fontanil ou Sassenage, qui vont bénéficier de la ligne E du tramway vers 2013-2014.

LES ÉCONOMIES D’ÉNERGIE DEVIENNENT PRÉPONDÉRANTES

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Le marché de l’immobilier reste très fragile et la moindre morosité conjoncturelle se ressent immédiatement sur le comportement des futurs acquéreurs. N’ayant pas retrouvé son rythme normal de croisière, il doit encore être soutenu : il ne faudrait pas, par exemple, que les taux bancaires remontent… Mais la crise a eu aussi du bon, tant pour l’ancien, qui retrouve un niveau acceptable après s’être emballé, que pour le neuf qui stabilise ses prix. Les fondamentaux ressortent et l’achat d’un bien résulte d’un comportement beaucoup plus rationnel. Crise oblige, les distances sont prohibées, tandis que crèches, écoles, commodités deviennent incontournables. Parmi les nouveaux comportements remarquables des acquéreurs : l’attente de performances énergiques du logement. Les économies d’énergie deviennent prépondérantes dans les critères de sélection. Mais bien sûr rien ne se substitue à un bon emplacement : le Grésivaudan reste toujours aussi recherché, ainsi que des secteurs comme l’Île verte ou les communes de Corenc, Seyssins, Le Fontanil…

LE MORAL ENFIN DE RETOUR!

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Je dis souvent aux investisseurs que la fiscalité, ce n’est que la cerise sur le gâteau. L’essentiel réside dans le bien lui-même : sa qualité, son emplacement, sa capacité à séduire le locataire. S’il est incontestable que la loi Scellier a servi de bol d’oxygène, le dynamisme du marché repose désormais sur le moral des ménages, enfin de retour ! La preuve : pour un même programme, nous touchons autant d’investisseurs que de propriétaires occupants. Un équilibre idéal qui nous fait entrevoir 2011 avec optimisme. Notre objectif annuel de vente est revenu au niveau d’avant crise : entre 300 et 400 logements. Il était tombé à 250 en 2008… Cela ne nous pas empêché de faire des ventes, comme ce programme exceptionnel de réhabilitation au sein de la caserne de Bonne, qui s’est commercialisé à 67?% lors de la soirée de lancement, parce que nous
avions des prix ajustés à la crise : entre 220 000 et 230 000 € le T3 de 62 m2. Aujourd’hui, la même surface vaut 260 000 €. Dans un autre secteur, comme la Zac de Teisseire, un T3 se vend entre 185 000 et 190 000 €. »

CONFORT ET ÉCONOMIE D’ÉNERGIE, DEUX MAÎTRES-MOTS

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L’immobilier neuf a changé de visage en l’espace de dix ans en basculant dans l’ère du développement durable. Économie d’énergie et confort, deux maîtres-mots qui attirent également les locataires, lassés d’un ancien aux multiples nuisances. D’ailleurs, durant la crise, en plus de la loi Scellier, ce sont les investisseurs qui ont permis au marché de garder la tête hors de l’eau… car ils étaient sûrs de louer. Aujourd’hui, on observe le retour des propriétaires occupants, majoritairement des personnes qui vendent leur maison pour retrouver le centre-ville et ses commodités, sans perdre en confort grâce à la qualité des prestations du neuf. Un exemple de programme haut de gamme qui sera livré en 2012 et qui séduit cette clientèle : Le Duke, situé à deux pas de la place Victor-Hugo, avec un prix moyen du m2 à 4 000 €. Que ce soit à Grenoble ou à La Tronche, où Accelia est également présent, l’acquéreur se montre de plus en plus exigeant lors des négociations, avec une recherche poussée de la qualité avant tout. »

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TOUT SAVOIR SUR
LES CHIFFRES

4 075 €

C’est le prix moyen de vente au m2 d’un appartement neuf à Meylan.

Notaires De France, Juin 2010

3 385 €

C’est le prix moyen de vente au m2 d’un appartement neuf à Saint-Egrève.

Notaires De France, Juin 2010

-3,7?%

C’est l’évolution du prix du m2 dans le logement collectif neuf entre 2008 et 2009, tandis que sur la même période la surface moyenne habitable augmentait de 6,1%.

L’Observatoire Des Notaires De L’Isère, Juin 2010

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