Les terrains constructibles autour des grands axes autoroutiers sont convoités par les actifs rouennais.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Une certaine logique voudrait que plus on s’éloigne du centre de Rouen, plus il est facile de trouver une maison individuelle de qualité à un prix juste. La réalité du marché immobilier est beaucoup plus nuancée. Au-delà de la première couronne, les prix semblent avoir du mal à se réajuster : la rotation des biens y est moins importante et les vendeurs sont encore tentés de mettre leur bien en vente à des prix très supérieurs à ceux du marché. Les acheteurs, de leur côté, s’intéressent de plus en plus aux terrains constructibles. Les grands axes autoroutiers sont un atout, mais en période d’incertitude économique, les acquéreurs ont tendance à ne pas s’éloigner des bassins d’emploi et sont sensibles aux attraits de la campagne.
Nous allons jusqu’à une trentaine de km de Rouen : au sud-est, les vallées de Seine et de L’Eure, et au nord-ouest, entre l’A13 et l’A28, de Bourg-Achard à Forges-les-Eaux, où vivent beaucoup d’actifs du bassin rouennais. Le marché reste bloqué sur les petites ventes, et toutes les transactions au-delà de 250 000 € sont encore difficiles. La demande oscille autour de 200 000 €, alors que la moyenne des ventes affichée est à 250 000 €. La campagne, de 10 à 30 km de Rouen, s’est moins adaptée au réajustement des prix que la première couronne. À Buchy par exemple, les vendeurs mettent en vente 20?% au-dessus des prix du marché. L’offre peut faire revenir la demande à condition qu’elle soit réaliste. Et tout ce qui est au bon prix et proche des axes de communication peut intéresser les actifs rouennais. Même si la tendance observée en temps de crise est plutôt de se rapprocher des centres urbains.
Nous travaillons essentiellement autour de Quincampoix qui se trouve à 12 km de Rouen. Le secteur s’est développé grâce aux citadins qui ont eu envie de campagne, à proximité de la ville centre. Le cœur du marché se situe entre 200 000 et 300 000 €. Les biens en deçà, qui pourraient intéresser les primo-accédants sont rares entre Rouen et Quincampoix. En s’éloignant, les prix baissent. Le marché est favorable aux acquéreurs, moins nombreux que des vendeurs qui doivent se montrer sages et prudents. Aujourd’hui, nous sommes revenus à des prix normaux. Après les hausses vertigineuses des années 2000-2006, les prix ont progressivement baissé pour revenir aux valeurs de 2004. La croissance est terminée et il ne faut pas être tenté de remonter les prix. Nous allons vers un marché qui doit être raisonnable durablement. L’achat est un engagement lourd. À nous de conseiller au mieux nos clients.
- autres PAROLES D'EXPERTS
155 000 €
C’est le prix moyen de vente des maisons anciennes à Rouen, pour la période du 1er janvier au 31 mars 2010.
Lettre De Conjoncture Des Notaires De France. Juillet 2010