Niche de l’immobilier havrais, Sainte-Cécile a toujours eu du succès tout en conservant des prix attractifs.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Urbanisé au début du XXe siècle autour de son église, ce quartier des hauteurs du Havre est un véritable village dans la ville. Toute la vie s’organise autour de la place, avec un marché bi-hebdomadaire et des commerçants très actifs. Ce petit îlot, proche du centre-ville havrais tout en étant à l’écart de l’agitation urbaine, a toujours eu du succès, avec ses maisons de villes anciennes et ses petits jardins, plus abordables que dans d’autres secteurs de la ville haute. Sainte-Cécile est un micro-marché à part, où la spéculation est inexistante et le rythme des transactions constant. Le futur tram qui passera dans le bas du quartier devrait encore en renforcer l’attractivité. À suivre…
Le marché immobilier de Sainte-Cécile est un marché de proximité. C’est un secteur pavillonnaire qui attire beaucoup les jeunes couples actifs avec deux enfants. Si la demande est constante, il n’y a pas d’envolées spéculatives, les valeurs sont stables et les maisons sont accessibles à des budgets familiaux. Le bien typique du quartier est une maison ancienne d’environ 90 m2, parfois en brique, avec un jardin de plus ou moins 300 m2, pour un budget moyen de 200 000 € selon les mises aux normes. Ce sont aussi des maisons que l’on ne peut pas toujours faire évoluer, car le terrain et la mitoyenneté ne s’y prêtent pas. Elles correspondent à une étape dans la vie familiale. Il y a donc du roulement. On y trouve très peu d’appartements - environ 10 % du patrimoine immobilier - et les T4 et T5 très récents dans le haut du quartier, avec jardin privatif et vue dégagée, ont eu beaucoup de succès.
Il n’y a pas eu de crise à Sainte-Cécile où les maisons sont moins chères qu’à Sanvic, à surfaces identiques. Il y a toujours de la demande, avec un peu plus de primo-accédants qui disposent d’un panier moyen de 140 000 à 170 000 € pour une petite maison avec un bout de jardin et quelques travaux, quel que soit le style de la maison. Les investisseurs recherchent des petits pavillons pour du locatif, entre 120 000 et 150 000 €.
En deuxième achat, les clients sont plus exigeants : ils recherchent un pavillon des années 70 avec un beau séjour et 3 chambres au moins, ou une maison en briques du début du XXe siècle, sur 2 ou 3 niveaux, réaménagée et agrandie avec du charme. L’idéal ? Une maison si possible mitoyenne d’un seul côté, et sans vis-à-vis. Les vendeurs ont parfois du mal à estimer leur maison, et nous leur remettons systématiquement une étude comparative de marché pour leur permettre de situer exactement leur bien.
- autres PAROLES D'EXPERTS
1 853 €
C’est le prix moyen au m2 observé en Haute-Normandie au 1er trimestre 2010.
Fnaim Avril 2010