Entre Nancy et les Vosges, le Saintois fait de l’œil à une clientèle pour laquelle campagne ne rime en rien avec éloignement.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Avoir les pieds à la campagne tout en gardant la ville à portée de main : un cadre de vie qui séduit plus d’un acheteur. Il faut dire que les villages qui peuplent le Saintois ont tout des grands en termes de commodités. Pour le reste, il n’y a qu’à rejoindre l’autoroute située à quelques kilomètres pour gagner Nancy en moins d’une demi-heure. Entre fermes lorraines datant du XVIIIe siècle et programmes neufs, tous les types d’acquéreurs sont comblés. Le Saintois voit s’installer des jeunes actifs avec enfants qui travaillent à Nancy mais préférant, à prix équivalent, une petite maison avec jardin plutôt qu’un appartement en centre-ville. Y viennent également des acheteurs plus âgés, séduits par le calme campagnard à quelques encablures de la ville.
Certes, la crise a fait chuter les prix, les terrains à bâtir ont par exemple baissé de 6%, mais la conséquence majeure reste la perte des primo-accédants et l’attentisme des secundo-accédants. Les premiers n’obtiennent pas facilement des prêts bancaires et les autres refusent de recourir à des prêts-relais. Cela influe sur les délais de vente et freine la reprise de l’activité. Malgré tout, la demande est bien présente. À Vézelise et Ceintrey, les pavillons des programmes neufs, avec 3 chambres et un jardin, se vendent entre 200 000 et 280 000 €. Les acquéreurs, majoritairement âgés de 35 à 45 ans, apprécient d’avoir une crèche ou une halte-garderie dans leur commune. De même, les biens de caractère ont du succès auprès des clients. Les plus jeunes achètent des granges à retaper et bricolent beaucoup eux-mêmes, tandis que les acquéreurs de plus de 50 ans investissent dans les fermes rénovées. Par ailleurs, on voit de plus en plus de maisons à terminer, qui se négocient de 15 à 20?% moins cher qu’une villa clé en main : le gros œuvre est fait, mais les propriétaires sont parfois obligés de vendre.
Le ralentissement de l’activité est palpable. La crise a stoppé net la hausse des prix et les transactions ont diminué du fait de la difficulté des primo-accédants à recourir aux prêts bancaires. Malgré cela, le marché se porte plutôt bien et la baisse des taux d’intérêts pratiqués par les banques participe à le maintenir à un niveau stable. Les acquéreurs sont présents et ont des projets d’achat réels. Les terrains à bâtir, notamment, sont très demandés. Non seulement parce qu’ils offrent à leurs acquéreurs le choix de l’aménagement et des matériaux, mais aussi parce que le neuf est moins touché que l’ancien par la crise : la rénovation reste chère. Pour autant, les anciennes fermes lorraines, rénovées ou non, ont toujours le vent en poupe auprès des amoureux de la vieille pierre et du calme bayonnais.
- autres PAROLES D'EXPERTS
158 200 €
C’est le prix de vente moyen d’une maison ancienne dans le Saintois.
Observatoire des notaires de France, 2010