Tandis que la demande côté rive gauche s’envole, la stabilisation des prix amorce la reprise du marché sottevillais.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Quatrième ville de la Seine-Maritime avec plus de 30 000 habitants et limitrophe du quartier rouennais du Jardin des plantes, Sotteville-lès-Rouen est située entre la rive sud de la Seine et les communes du Petit-Quevilly et du Grand-Quevilly. Avec l’arrivée de l’industrie au XIXe siècle, la ville s’est d’abord développée dans l’ancien quartier de l’église de l’Assomption. Après la guerre, son centre-ville s’est déplacé vers la nouvelle place de l’Hôtel de ville : les édifices de Marcel Lods, architecte de la reconstruction, cohabitent avec les anciennes maisons de ville en briques, très demandées. À 8 stations de métro du cœur rouennais, proche des zones d’activité économique et de la future gare rive gauche, le secteur séduit, depuis une quinzaine d’années déjà.
La demande est supérieure à l’offre pour les maisons anciennes en centre-ville, entre 150 000 et 200 000 €, avec 2-3 chambres, un séjour de 30 m2, un jardin et si possible un garage. Les jeunes primo-accédants qui ont un peu d’apport ou ceux qui ont constitué un pactole, recherchent des maisons mitoyennes anciennes et rénovées en bon état, ou individuelles de moins de 100 m2, avec quelques travaux. En deuxième acquisition, le budget moyen se situe au-delà de 250 000 €, pour une individuelle de 120 m2 en très bon état. Beaucoup de biens en vente depuis un an sont partis récemment, avec la baisse des taux et l’ajustement des prix. Et les visites virtuelles en 3D permettent de se projeter plus facilement. Autre constat : les acheteurs sont très sensibles aux fluctuations du marché financier, qui influencent leur décision. L’information sur les prêts financiers peut être un facteur déclencheur…
Le stock des biens mis sur le marché à l’époque de la crise a été vendu. La demande a toujours été supérieure à l’offre, en particulier pour les maisons de ville, typiques du centre de Sotteville, en briques sur deux niveaux, jumelées ou mitoyennes, avec un petit jardin. Le cœur de la demande oscille entre 130 000 et 180 000 €. Les personnes seules et les primo-accédants visent un budget de 130 000 à 160 000 €. Au-delà de 230 000 €, les acheteurs cherchent une grande maison ancienne dans le secteur du Jardin des plantes, ou un beau pavillon des années 70. Il y a peu d’appartements : un T4 sans garage dans les immeubles de la reconstruction, environ 150 000 - 160 000 €, peut plaire à un couple de personnes âgées qui n’a pas de voitures. Et les appartements récents de standing vers le Jardin des plantes affichent des prix au m2 comparables à ceux des maisons. À budget égal, les familles préfèrent acheter une maison.
- autres PAROLES D'EXPERTS
1 853 €
C’est le prix moyen de vente au m2 d’une maison ancienne en Haute-Normandie.
Notaires de France, mai 2010